Voyage au Cambodge de Fafou le voyageur en janvier - février 2016

09 janvier 2016

Préparatifs...

Samedi 9 Janvier 2016 : Dans deux semaines ce sera à nouveau le grand départ pour l'Asie, comme chaque année, d'où le nom de mon blog qui sera facile à se rappeler : (rajoutez-le à vos favoris!)

Voyage au Cambodge de Fafou le voyageur en janvier - février 2016

Voyage au Cambodge de Fafou le voyageur, du 25 Janvier au 15 Février 2016 De siem Reap à Phnom Penh en passant par le Tonlé Sap et le Mondulkiri.

http://angkorenvacances.canalblog.com

Les billets sont achetés depuis mi-décembre, à un tarif intéressant, cela va sans dire, Lyon - Dubaï - Kuala Lumpur (avec Emirates, un des vols en A380) puis Kuala Lumpur - Siem Reap le lendemain (avec Malaysia Airlines). Je passe donc une nuit en couchsurfing à Kuala Lumpur près de KL Sentral dans le quartier indien et reprends l'avion le lendemain. J'ai déjà trouvé une couchsurfeuse australienne à Siem Reap pour mes premiers jours.

J'ai prévu en milieu de voyage une visite à un compatriote lozérien installé dans le Mondulkiri (est du Cambodge, région rurale dans laquelle je voulais aller traîner, ça tombe bien), à Sen Monorom.

Retour depuis Phnom Penh le 14 février vers Kuala Lumpur où je m'accorderai une demi-journée shopping pour les épices et autres denrées fraîches que je veux ramener. Retour en France le lendemain, Emirates toujours, 14h30 de vol à remonter l'horloge, arrivée 19h30 à Lyon.

J'essaierai d'être le plus prolifique possible mais ça dépendra beaucoup de la connexion internet qui pourrait être faible voire inexistante dans certaines des contrées que je veux visiter...alors pas d'inquiétude si je mets quelques jours à poster quelque chose. Pour les photos ce sera sur l'album plutôt que dans la lecture et ça dépendra là aussi du débit utilisable.

Bon voyage!!!


24 janvier 2016

L'heure du départ a sonné !

Dimanche 24 Janvier 2016 :
Après une matinée à préparer mon sac, comme d'habitude au dernier moment, j'arrive à décoller de chez moi vers 13h.

J'ai procédé au check-in on line et imprimé mes boarding pass afin de gagner un peu de temps une fois à l'aéroport.

Je pars à mon aise jusqu'à Lyon, suis pendant plus d'une heure Fabien (Titi) Gasq dans son fourgon Canourgue assistance et le salue lorsqu'il sort à Saint-Étienne. Je mets trois heures exactement pour arriver jusqu'à chez Annie et la rejoins chez sa fille pour l'anniversaire de ses petits enfants.

On rejoint l'aéroport un peu avant 19h, sous un magnifique lever de L'une, toute grosse et orange, zébrée de nuages sur l'horizon.

Je lui dis au-revoir et pars faire enregistrer mon bagage en soute, à la porte Emirates réservée au on-line check-in.

En effet c'est un vrai gain de temps, c'est juste qu'on a pas en souvenir le billet d'avion cartonné comme lors d'un enregistrement normal.
Je me connecte au Wifi de l'aéroport pour écrire ces quelques lignes avant de passer aux contrôles de sécurité.

Passage express malgré une file d'attente assez longue, mais toutes les portes de sécurité sont ouvertes alors ça se fait de manière fluide.

Il ne me reste plus qu'une petite demi-heure d'attente en zone d'embarquement avant de monter dans l'oiseau de fer au doux nom de Boeing 777-300 ER.

25 janvier 2016

Journée dédiée au voyage

Lundi 25 Janvier :
11 000 kms, un peu plus de 12h de vol, 4 heures d'escale et 7h de décalage horaire...voilà qui résume à peu près cette journée.

Le vol de Lyon est parti à l'heure. C'était un vol assez calme avec seulement quelques turbulences, pas assez pour m'empêcher de dormir une paire d'heures après avoir avalé un repas assez copieux et regardé le dernier Disney / Pixar, "Inside out".

Atterrissage tout en douceur malgré un Boeing plus que chargé. Escale de quatre heures donc à Dubaï. Je me pose sur un transat près de ma porte d'embarquement et dors une paire d'heures de plus avec la musique en berceuse dans mes oreilles.

J'ai quand même mis un réveil au cas où, une heure avant l'heure prévue comme l'embarquement est toujours un peu plus long sur un A-380.

2016012617244796

L'embarquement se fait plutôt rapidement. Il faut dire que le gros porteur est aujourd'hui à peine chargé au quart de sa capacité et tout le monde peut quasiment s'installer sur plusieurs sièges pour dormir. C'est ce que je ferai pour ma part après avoir déjeuner amenant mon cumul d'heures à près de six heures dans les dernières 24h.

2016012617265555

Le repas est toujours copieux avec cette fois un curry de poisson savamment épicé. Le vol est parti un peu en retard car on était nombreux sur ce créneau à vouloir emprunter l'unique piste de décollage assez grande pour un A-380. Par contre le vol lui est plus rapide que prévu, à peine plus de six heures.

20160126172605917

La descente sur Kuala Lumpur se fait au lever de Lune avec en fond quelques éclairs qui zèbrent le ciel dans de différentes strates au loin.

Atterrissage là aussi tout en douceur et là l'annonce du commandant nous remet dans la réalité : "Bienvenue à Kuala Lumpur, il fait nuageux et 30°C", ça va que l'aéroport et les transports en commun sont bien climatisés.

La récupération des bagages est un peu longue par contre l'immigration c'est express. Et avec le sourire en plus, le jeune préposé à la tâche rigolant en voyant ma tresse de barbe et me demandant, lui aussi portant le bouc, combien de temps il fallait pour faire une tresse pareille.

Je fais ensuite un peu de change et descends ensuite au niveau inférieur où se situe le KLIA express, le train rapide qui relie l'aéroport au centre-ville, distants de 45 km, en 28 minutes très exactement. Par contre le prix à presque doublé depuis ma dernière visite (55 Ringgits Malais, c'était à peine 35 avant).

J'arrive à Kl Sentral, la gare principale de Kuala Lumpur un peu avant 22h30 et essaye de joindre mon couchsurfer avant de prendre un taxi ne sachant pas exactement sur quelle rue il faudrait que je marche. C'était en effet pas très loin, la prochaine fois je le ferai à pied.

Je retrouve Lava, mon couchsurfer Sri-lankai, ainsi que deux filles ukrainiennes en voyage en Asie. On discute un peu de voyage entre autres et puis tout le monde va se coucher, je vais pouvoir essayer de rattraper un peu de sommeil sur un canapé-lit plus confortable que les sièges d'avions.

26 janvier 2016

Un premier goût de Cambodge : Siem Reap

Mardi 26 Janvier :
Lever vers 7h, le premier, je file à la douche que je prends quasi entièrement avec une eau tempérée pour me rafraichir un peu de cette nuit moite.

Je décolle lorsque Lava se lève, le remercie et lui dis que je le contacterai pour voir s'il peut m'accueillir au retour et qu'il m'amène faire le marché dans le quartier indien le dimanche de mon retour.
Je remonte la rue à pied et m'arrête pour acheter de quoi déjeuner dans une cantine. Je prends un beignet de riz vapeur au poulet et u' gâteau sucré.

Je finis par trouver le niveau inférieur où l'on prend les bus pour l'aéroport (c'est une heure de trajet mais cinq fois moins cher que le train rapide). Je m'installe et déguste ce que j'ai pris pour le petit déjeuner.

Le trajet se fait principalement sur des autoroutes et je vois bientôt la tour de contrôle pointer son nez à l'horizon sonnant l'heure d'arrivée à l'aéroport. Je profite du trajet pour rédiger hors ligne ma journée d'hier. C'est en fait à peine 45 minutes de trajet du coup j'ai largement le temps pour faire enregistrer mon bagage et rejoindre ma porte d'embarquement.

Le vol semble un peu en retard car l'avion n'est pas encore sur le tarmac à l'heure où devait commencer l'embarquement. Finalement on partira bien à l'heure et le vol se passera bien. On a même droit à un plat chaud, unn curry de poulet et des cookies. L'atterrissage sur l'unique piste de cet aéroport de Siem Reap fut un peu rock'n roll.

20160126172950695

On rejoint le terminal en forme de pagodes à pied et on commence par faire le visa. C'est très rapide, en quelques minutes on récupère son passeport orné du sympathique imprimé de couleur verte. Passage éclair par l'immigration puis je fais du change pour avoir des Riels, la monnaie locale, à un taux assez intéressant, presque 4000 riels pour 1 euro.

Je prends ensuite une carte SIM locale avec 5 dollars de crédit et m'en vais commander un taxi pour le centre ville afin de rejoindre l'endroit où m'a donné rendez-vous ma couchsurfeuse Hailey pendant sa pause déjeuner.

Je lui envoie des messages par whatsapp et sms mais je n'arrive pas à la joindre. Je me pose donc dans une patisserie en bas du centre commercial où je devais la rencontrer et je me bois un thé glacé. Je regarde passer les gens, beaucoup de touristes, dans cette rue animée.

Un peu plus tard je reçois un message m'expliquant qu'elle ne se sentait pas très bien et qu'elle s'était endormie après les cours qu'elle avait donnés ce matin et qu'elle venait juste de voir mes messages.
Je j'étais vraiment pas très loin de chez elle. Elle habite une maison louée à elle et un jeune français. J'ai une chambre et une salle d'au pour moi tout seul.

OK discute un bon moment de comment elle vit son expatriation et de ce qu'elle voit pour un futur proche. Elle donne des cours le matin puis le soir jusqu'à 19h30 pour des enfants de familles plutôt aisées qui font cette classe d'anglais en plus du collège en journée.

Elle m'annonce que ce soir c'est la journée de l'Australie et que ce soir ce sera direction la célébrissime Pub Street pour s'enfiler quelques demis. Je la laisse ensuite se reposer un peu plus avant de poser mes affaires dans la chambre et partir à la découverte du centre ville de Siem Reap.

Je pars dans sa rue et découvre le quartier. Je prends en photo un gamin s'amusant sur un tas de sable.

20160126173832209

Je m'enfonce au hasard des rues. Je repasse devant le cinéma où j'avais attendu Hailey et jette mon dévolu sur mon premier stand de streetfood. Une petite dame cuit des beignets de riz avec des jeunes pousses d'oignon blanc à l'intérieur. Ils servent ça coupé au ciseau et arrosé de sauce au poisson.

20160126173952655

J'embarque et je continue d'errer au hasard des rues, sous des enchevêtrements de fils électriques, caractéristiques de l'Asie.

20160126173902603

Un panneau qui attire mon attention dans une rue près du Night market, écrit une liste de ce qu'ils servent et une phrase, en bas, plutôt rigolote : "On ne sert pas de rat, de chien, de chat, de singe ou de vers de terre".

20160126174317395

Après avoir passé une zone de rues avec beaucoup de trafic, je trouve un endroit pour me poser et manger mon petit beignet coupé en morceaux, avec mes baguettes, dans mon plat en polystyrène. Je reprends la marche un peu plus tard et vais me perdre un peu dans des rues plus calmes, qui deviennent des chemins poussiéreux dans des quartiers populaires. Les gamins me crient des "hello" quand ils me voient passer par là, dans des zones pas vraiment fréquentées par les touristes.

20160126174415542

Quand je retrouve le bord de la rivière je file de l'autre côté en empruntant un pont couvert - il y en a trois sur cette portion de rivière - qui mène à un marché d'artisanat. Après avoir un peu flâné de ce côté je repasse de l'autre côté par un autre des ponts et trouve le quartier animé de Pub Street.

20160127015831299

Très animé même puisque c'est la journée de l'indépendance - ou plutôt de la conquête de l'Australie par les britanniques - en Australie, et la rue, fameuse pour ses pubs, se pare de drapeaux australiens, brandis par des "aussies" bien en forme, debouts sur les tables à chanter, bien imbibés aussi. La photo suivante en est la preuve.

20160127020032630

Je fais le tour du quartier puis reviens chez Hailey. Je retrouve Guillaume, son colocataire français, qui m'explique un peu ce qu'il fait ici. Il bosse dans une entreprise qui fait des bio-carburants à partir d'huiles de cuisson. Il est là en attente d'un appartement disponible en début février.

Hailey arrive un peu plus tard accompagné de Anna, une nouvelle couchsurfeuse, autrichienne. Elle vit en Italie où elle gère toute seule des chambres d'hôte dans les Abruzes, dans le sud de l'Italie. On discute un peu avant de décider de sortir tous pour aller manger en ville. Après avoir visité quelques adresses favorites de Hailey qui étaient fermées, on s'arrête dans un restaurant indien. On y commade des currys accompagnés de délicieux naans à l'ail et d'un lassi à la mangue.

20160127020210860

Après avoir bien dîné on repart à pied jusqu'à la maison, laissant Hailey rejoindre ses compatriotes pour boire un verre. Tout le monde est claqué et ne traîne pas pour aller se coucher. On décide avec Anna d'aller visiter ensemble les temples d'Angkor avec un tuk-tuk qu'on négociera dans la rue.

27 janvier 2016

Les Temples d'Angkor : petit circuit en Tuk-tuk

Mercredi 27 Janvier :
Lever vers 8h. Je croise Hailey vite fait avant qu'elle parte au boulot. Je prends une douche froide qui revigore et je descends pour retrouver Anna qui est sortie ce matin pour faire du change. Je lui demande si elle a déjeuné et si elle a eu des nouvelles de Guillaume. Elle me répond oui pour les deux et Guillaume a dit que le chauffeur de tuk-tuk qu'il connaissait été occupé aujourd'hui.

On part donc à pied et on fait une petite halte dans un petit restaurant le long de la rivière pour déjeuner. Je prends un café glacé et un riz sauté servi avec un petit bouillon. Je me régale et suis bien calé pour aller visiter les temples avec Anna.

20160128060959588

Devant le cinéma où j'avais attend Hailey on négocie avec un chauffeur qui nous propose 18$ pour le petit circuit. On essaie de demander ailleurs mais on retourne vers lui, Mister Cool, pour partir faire la visite car il est déjà 10h.

Après être passés par la billetterie qui se situe Bd Charles de Gaulle, où l'on nous a fait un pass personnalisé avec photo, on se rend vers notre première étape. On commence par Angkor Vat qui est souvent visité au lever du soleil mais il y a quand même beaucoup de monde à cette heure-ci. Un grand pont en dalles de grès nous permet d'enjamber les douves et d'accéder à l'intérieur du complexe.

20160128061105647

Ce qui étonne, hormis la grandeur du temple, c'est le détail des sculptures dans le grès, que ce soit simplement sur des poteaux ou au dessus des portes. L'agencement général, la forme des tours, fait penser à Ayutthaya en Thaïlande mais ici on trouve beaucoup plus de fresques murales, de statues, d'éléments sculptés finement, un réel bonheur pour les yeux.

20160128061210877

Le tour du mur extérieur de l'enceinte centrale, d'environ 800m de long, raconte diverses scènes sur des panneaux sculptés sur plus de deux mètres de haut. Il est difficile de tout appréhender au niveau de la signification sans avoir de guide mais on laisse traîner l'oreille quand il y des groupes pour essayer d'avoir quelques explications puis on lit le reste sur le Lonely Planet.

20160128061708915

La visite nous a pris un peu plus de 1h30. En sortant du temple, entre les deux murs d'enceinte, il y a des vendeurs de jus de palme. J'avais jamais vu ça encore. Le jus est récolté et stocké dans des bambous, comme pour le vin de palme, qui sont séchés par fumage. Le jus sucré, ressemblant au jus de canne à sucre, a donc un petit goût fumé.

20160128061747704

Nous retrouvons notre chauffeur sur un parking en terre battue de l'autre côté de la route. On continue le circuit en direction de Banteay Kdei.  C'est un temple assez ancien, tout en longueur avec des endroits où les pierres sont tombées des structures. Il y a quelques belles sculptures mais le temple n'a pas été développé plus que ça. L'endroit est cependant calme, à l'abri des arbres, et sur un parcours agréable.

Nous retrouvons mister cool à la sortie du temple et il nous dirige vers Ta Prohm, illustration du triomphe de la nature, avec les racines des fromagers (arbres de plus de soixante mètres) qui enserrent les murs des temples. Les guides l'appellent seulement Tomb Raider car ils y ont tourné pas mal de scènes du film.

20160128062713938

Ce temple aussi est sympa à visiter car entouré par la végétation. C'est un peu un parcours du combattant car on passe dans un circuit au milieu du temple évitant beaucoup de zones effondrées. Beaucoup l'ont été à cause donc des racines des arbres qui les ont emprisonnés ou détruits par leur force. Cette ancienne citée qui abritait autrefois plus de 80 000 personnes est désormais dans cet état de destruction car la nature a pris le dessus. Pendant la visite je me fais poser un petit bracelet en coton porte bonheur par une vieille dame qui fait des incantations en même temps.

20160128063046237

En ressortant du complexe on va se poser pour manger. Les restos dans le coin sont hors de prix du coup on décide d'aller pluôt voir les petites échoppes en bord de route qui vendent des bananes rôties et des beignets de patate douce à la noix de coco. Notre chauffeur lui mange de la viande avec du riz. On aura fait une bonne petite pause, on est parés pour aller visiter d'autres temples.

20160128063238843

On passe donc par le Ta Keo, un temple carré et vaste qui ne fut pas terminé. Il est donc plutôt pauvre en décorations mais on peut monter jusqu'en haut de sa tour centrale qui culmine à 50m de hauteur en utilisant des escaliers de plus en plus raides. En haut il y a un lieu de prière avec un Bouddha, j'y fais brûler un bâtonnet d'encens.

On commence à sentir que ça tire dans les jambes à faire de la grimpette dans les temples. On s'avance un peu plus loin jusqu'aux temples de Chau Say Tevoda et le temple de Thommanon. Deux jolis temples, de construction assez simple et peu décorés mais tout de même beaux.

On passe ensuite sous la porte de la Victoire qui mène à l'intérieur de l'enceinte d'Angkor Thom jusqu'à devant le fameux Bayon. C'est l'un des plus beaux temples de cette enceinte, caractéristique avec ses 216 visages de Bouddha Avalokiteshvara sur les 54 tours de l'édifice (54 tours comme 54 provinces à l'époque, toutes surveillées par le roi). Le roi Jayavarman VII, qui a fait construire de nombreux temple à Angkor, fit ici affirmer la religion bouddhiste comme religion du royaume qui été jusque là hindouiste.

20160128063734768

Je perds la trace de ma partenaire un moment et finis par la retrouver dans un coin du temple où elle a retrouvé des gens avec qui elle avait pris le bus pour venir de Bangkok et où ils ont été ensemble dans la même galère à la frontière. Il y a là un australien, trois anglais et un couple d'italiens. La fille vient de Stromboli où j'étais il y a quelques mois pour l'ascension du volcan. On discute un moment puis on repart, se donnant rendez-vous le soir.

On continue de visiter dans l'enceinte d'Angkor Thom et, longeant la terrasse des éléphants, on rejoint le parking où Mister Cool nous attend. Direction maintenant le temple montagne de Baksei Chamrong, endroit prisé par les touristes pour le coucher de soleil.

Avant d'y monter on se fait une pause Coconut. Je nous achète deux noix de coco fraîches et on sirote leur jus rafraîchissant. On s'ataque ensuite à la chair, assez épaisse car bien mûre, avec un grattoir fait directement dans l'écorce de la noix.

20160128064147206

Nous voilà donc partis revigorés pour une petite balade sur un chemin qui monte progressivement et qui nous amène près d'un temple au sommet mais nous n'esaierons pas d'y monter car il y a une file d'attente de plus de 45 minutes. On ne s'attardera d'ailleurs pas pour le coucher du soleil qui n'est pas des plus jolis avec la vue sur la plaine.

20160128064229192

On retourne ensuite en ville jusque chez nous. On salue mister cool et lui payons ses 18$. Je pose mes affaires et récupère mes sous pour aller échanger des euros contre des dollars à un bon taux de change de 1,06$ pour 1€.

Lorsque je rentre Anna me dit qu'elle a des nouvelles de ses amis qui nous proposent de les rejoindre près du night market. On les rejoindra donc tranquillement à pied et nous irons ensemble à la recherche d'un restaurant. Un premier essai infructueux où on avait aucun de choix de disponibles et où on a finalement que pris des bières et des mango shakes.

De l'autre côté de la rue on avait manqué un resto tenu par des chinois où le fried rice est à 2$, l'amok à 3$ et happy hour sur les bières à 0,5$ et mojitos à 1$. On s'installe toute la tablée avec un américain qu'ils avaient rencontré avant soit une tablée de huit personnes. Anna et moi nous sommes pris chacun des rouleaux de printemps et j'ai pris le fameux traditionnel Amok au poisson.

20160128064745223

Nous ne regrettons pas le choix de ce restaurant car c'est peu coûteux et très bon. L'amok est délicieux : c'est un genre de curry au lait de coco, peu épicé  et cuisiné avec des feuilles de combava ciselées et du poisson (c'est aussi possible avec du poulet). On se dit avec Anna qu'on reviendra ici pour le petit déjeuner vu le prix du riz et des salades de fruits.

On se marre bien, on parle anglais et italien, c'est une bonne soirée multiculturelle. On repart peu après onze heures et on accompagne nos collègues jusqu'à pub street avant de les saluer et de retourner à la maison.

Elle est toute endormie Guillaume et Hailey étant déjà couchés. J'essaie de me mettre à la rédaction du blog mais la fatigue me rattrape, ça vanne les temples, et m'endors peu avant minuit.


28 janvier 2016

Journée repos puis balade à vélo autour de Siem Reap

Jeudi 28 Janvier :
Après une journée comme hier on s'est dit que ce matin ça serait sur un rythme tranquille. Lever vers 8h30 donc et bonne douche froide pour se remettre en forme.

On part aller prendre notre petit déjeuner dans le restaurant d'hier soir, le "khmer taste". Je commande un riz frit, un thé vert et une assiette de fruits frais. Je rédige mon blog en même temps et continuerai jusqu'à presque onze heures.

Pendant ce temps Anna est allée voir pour les bus pour l'endroit dans le sud, près de l'île de Koh Kong, où elle doit aller faire du volontariat dans une guesthouse. Je finis donc mon blog et nous rentrons à la maison. On traîne un moment, discutant avec Hailey.

On décide de se bouger à nouveau un peu avant 15h. Je vais acheter mes billets de bus pour Phnom Penh puis Kampot. Nous décidons de prendre le même bus jusqu'à Phnom Penh avec Anna. On va ensuite louer des vélos pas très loin d'ici. On prend la direction du Lac Tonlé Sap par la route tranquillement.

On s'arrête de l'autre côté du ruisseau pour aller voir une pagode très jolie avec plein d'autres lieux de culte, tous récents je présume, et très finement ornementés et colorés.

20160129101310257

On continue la route un peu plus et on s'arrête près de plantations de lotus dans une zone marécageuse. En descendant près du bord de l'eau il y a un abri avec une famille qui extrait des fleurs les jeunes graines de lotus encore vertes qu'il faut peler un peu comme on mangerait une fève, d'ailleurs ça en a presque le goût.

On prend quelques photos au bord de l'eau des magnifiques fleurs roses puis on remonte sur le bord de la route pour continuer notre périple.

20160129101428858

On avance un peu plus loin près du temple de Phnom Krom. C'est un temple montagne et il fait partie des temples d'Angkor. Comme nous n'avons pas de pass nous nous arrêtons un petit moment au bas de l'escalier bordé de dragons à déguster de délicieux beignets de bananes tous chauds.

2016012910145572

On montrera un peu plus tard jusqu'en haut des escaliers où un gardien du site nous proposera de payer trois dollars par personne si on veut monter voir le coucher du soleil même sans avoir le pass.

20160129101522885

On repart dans l'autre sens vers 17h et on bifurque de l'autre côté de la rivière quand on a su que ce serait bon pour rentrer par le chemin à Siem Reap.

C'était une bonne idée car on avait presque plus de circulation et les seuls véhicules que nous croisons étaient les vélos des enfants revenant de l'école.

On en a croisé plein qui nous disaient "hello" en passant. Le challenge était d'arriver à les photographier tout en roulant ce que j'ai réussi comme il faut quelques fois.

20160129101631137

Une fois je m'arrête vraiment pour immortaliser le moment : deux bambins de trois ou quatre ans en train de porter leur jeune sœur de un an à peine dans une cagette en polystyrène, effarant et rigolo, car ils avaient l'air tout content de leur connerie.

20160129101732330

Nous terminons notre boucle sous la lumière orangée du soleil couchant, arrivant vers 18h à la maison. On est contents de prendre une douche fraîche pour se décrasser.

20160129101851985

Hailey nous avait proposé d'aller manger dans un resto végétarien qu'elle connaît. On la rejoint donc à vélo avec Anna et Guillaume vers 19h45.

L'endroit est cosy, du beau mobilier, une ambiance sympa et très détendue et des serveuses que connaît Hailey qui vient là presque tous les jours. On commande des currys aux légumes servis avec du riz brun (Guillaume un burger végétarien, on dirait un vrai, la partie viande étant un beignet de riz brun), ainsi que des boissons bonnes pour la santé (healthy drinks).

Il y en a de toutes les couleurs : jaune pour Guillaume, rouge pour les filles (à base de betterave) et vert pour moi (pomme verte, basilic, concombre, gingembre), délicieusement rafraîchissant.

20160129101913636

On rentre vers 21h et Hailey monte appeler sa mère par skype tandis que nous restons en bas avec Anna et Guillaume à discuter.

Je sors ma bouteille de Faugères que j'avais prévu pour ma première couchsurfeuse qui n'aime pas le vin. Je l'ouvre tant bien que mal avec mon opinel® de camping et en sers à chacun. Anna aime beaucoup et ça déclenche d'ailleurs la principale discussion de la soirée à propos du vin. Elle nous explique comment elle procède pour faire le sien, 2000 litres par an, qu'elle sert dans sa maison d'hôtes.

Guillaume part se coucher et nous continuons notre discussion enflammée, dans les deux langues, italien et anglais, et finissons le bouteille de rouge.

Éventuellement on fini par aller se coucher, Guillaume nous ayant proposé de prendre le petit déjeuner avec lui demain matin dans notre resto favori. On décide donc de partir faire du vélo un peu plus tôt pour pas avoir trop chaud.

 

29 janvier 2016

Journée à bicyclette dans Angkor, soirée d'adieux

Vendredi 29 Janvier :
Lever un peu avant 7h pour aller prendre le petit déjeuner dans notre restaurant préféré avec Anna et Guillaume. On part à la lumière du lever du soleil tous les trois à vélo. Je prends cette fois un riz sauté au boeuf, une assiette de fruits frais et un thé vert et partage mes beignets de bananes avec les autres. Guillaume s'en va tôt pour aller boser et Anna et moi restons jusqu'à 8h.

2016013102215696

On prend la direction du nord jusqu'à Angkor Vat où on se fait refouler puisqu'on a pas de pass. On change donc de route, se dirigeant pendant un instant dans la direction de l'aéroport. On prend ensuite une route qui longe le Baray occidental sur son côté le plus petit, route parallèle au mur d'enceinte d'Angkor Thom.

Avant de tourner vers la partie au long du baray - bassin de rétention d'eau construit il y a plus de 1000 ans et relié au lac Tonlé et au Mékong afin d'absorber son excédent - on trouve une belle piste en terre qui file tout droit vers Angkor Thom.

Une fois les douves et la porte ouest dans notre ligne de mire, on s'arrête pour aller voir des buffles avec des ibis qui font trempette dans le marais assez bas que représente la douve à la saison sèche.

20160131022327671

Un groupe de touristes en tuk-tuk arrive et se fait expliquer les détails à propos de cette porte ouest. Nous la franchissons à pied afin de nous assurer qu'il n'y ai pas de contrôle de sécurité. C'est bon, on peut aller rechercher nos montures et passons avec une haie d'honneur faite par ce groupe de touristes.

Nous arrivons tout à côté du Bayon, au centre de Angkor Thom, et toujours aucun signe de contrôleurs. On pose nos vélos et nous installons quelques minutes pour déguster des petites bananes et de l'ananas qu'on venait d'acheter à une petite vendeuse avec son vélo, au pied d'une pagode. On voit passer des éléphants que des touristes prennent pour faire le tour des temples.

20160131022659602

On décide d'aller d'abord refaire la visite de la partie extérieure du Bayon que nous avions quelque peu fait avec hâte la dernière fois que nous sommes venus. Les murs d'enceinte ont sculptés comme à Angkor Vat mais sur moins de hauteur et avec moins de détail. Nous évitons les entrées principales où il y a un contrôle.

20160131022506158

On reprend ensuite les vélos pour s'avancer après la Terrasse des éléphants jusqu'à l'endroit où notre chauffeur nous avait attendus l'autre fois, sous un grand arbre à l'ombre. On peut alors aller visiter les quelques temples isolés qu'on avait pas encore vus de chaque côté de la route.

2016013102310211

Certains méritaient vraiment le coup d'oeil et nous n'avons toujours pas eu de contrôle. En sortant par la porte nord on voit un agent qui a l'air de galèrer avec son talkie-walkie et on prend la direction opposée pour quelques kilomètres avant de faire demi-tour devant une jolie pagode ressemblant à celle de la veille.

Lorsque nous repassons le contrôleur au problème de talkie-walkie a disparu et nous continuons en direction du Preah Kan. Nous ne pourrons le visiter car on y accède par une allée et le contrôle se fait à cet endroit.

Nous nous trouvons alors sur le grand circuit et enchaînons les temples sur cet itinéraire faisant le tour du baray oriental. Il commence à faire bien chaud alors je suggère à ma camarade de faire une pause coconut au niveau du temple de Ta Som.

Nous nous réhydratons et reprenons de l'énergie grâce à ces rafraîchissantes noix de coco dont nous buvons le jus et dégustons la chair avec délectation. Nous reprenons votre route vers 13h et continuons jusqu'à retrouver le petit circuit un peu plus loin s'arrêtant de temps en temps pour prendre en photo quelques uns des temples de l'extérieur.

Une fois rejoint le bord d'Angkor Vat nous faisons une dernière pause eau et nous avons maintenant plus que 7 km et une bonne heure pour les faire. Je manque de me faire renverser lorsque sans regarder sur ma gauche, les yeux rivés sur la boutique de location, j'entame de tourner pour rendre le vélo. Je m'excuse après du chauffeur du scooter, plus de peur que de mal.

On rentre à la maison encore bien en sueur, vers 15h, avec près de 50 km dans les pattes parcourus en un peu plus de quatre heures. Hailey est en train de finir de préparer ses affaires et son chauffeur de tuk-tuk arrive peu après pour charger ses affaires car elle déménage ce week-end. On l'aide un peu à charger puis on part faire quelques achats pour le voyage en bus avec Anna.

Lorsque nous revenons c'est au tour de Guillaume d'utiliser le chauffeur de Hailey pour débarasser ses affaires. Je m'en vais prendre une bonne douche froide méritée (elle fut même un peu chaude les deux premières minutes).

Lorsque je redescends Anna est partie faire quelques achats en ville. Moi je me mets à la rédaction de mon blog pour raconter la journée de la veille. Je "droope" - m'endors - de temps en temps mais je réussis à le finir et le poster, ainsi que la mise à jour de l'album.

Avant de repartir faire ses dernières heures de cours, Hailey propose de commander à restaurant indien ce soir et se faire livrer et déguster ce dernier repas tous ensemble sur le toit terrasse, un dîner d'adieux si on veut puisque tout le monde va partir dans de diverses directions dès demain.

Je m'en vais à mon tour en ville où je me suis mis en tête d'aller trouver un "krama", sorte d'écharpe traditionnelle khmère, qui sert à tout, de couvre-chef à serviette de bain, à carreaux et en coton. Je rencontre Anna sur le chemin et elle me montre ses achats.

Je trouverai mes kramas dans le night market, où certaines des boutiques commençaient à ouvrir leurs portes. Je suis donc le premier client de ce petit commerçant qui me fait un prix d'ami, 5$ pour deux kramas (50x140cm), ce qui me vaut la bénédiction de ses autres produits avec les billets que je viens de lui donner, le premier client portant la chance pour la suite.

Au retour je me prends un délicieux shake aux ramboutans, ces délicieux fruits ressemblant aux litchis, dont j'avais fait une consommation régulière l'année dernière en Indonésie. Je le fais goûter à Anna et Guillaume que je retrouve en rentrant. Il fait encore très chaud on paresse un peu sur le canapé lit en atendant le retour de Hailey pour commander notre nourriture.

On commande cinq plats différents, servis avec du riz, et des naans à l'ail ainsi qu'un lassi nature salé, mon préféré. Les filles préparent le toit terrasse pendant que guillaume est allé cherché des bougies et que de mon côté je réceptionne la commande.

On s'installe tous la haut, à même le sol, avec les bougies et des encens anti-moustiques, disposant les divers mets au milieu. On a pris divers currys, du poulet tikka et des daal (purées de légumes peu épicées dont une délicieuse avec des lentilles et des épinards).

20160131023244344

On dévore tout ça sans quasiment faire de restes tout en discutant, une photo de groupe pour immortaliser tout ça.
On plie tout puis on se prépare pour partir car on doit y être pour 22h30.

Tout le monde se prend dans les bras et on se salue dans l'espoir de tous se revoir un jour - le rêve idéaliste de tous les couchsurfers qui s'entendent bien, fait remarquer Hailey tout en rigolant - peut-être.

L'heure du départ se rapproche pour nous et nous prenons place, un peu avant l'heure fatidique, dans ce bus couchette, à deux étages sur des sièges déjà inclinés, drôle de position à raz le sol. Anna est devant moi, j'immortalise le moment et chacun s'installe, la plupart comme moi avec les écouteurs sur les oreilles, et essayant de trouver le sommeil.

2016013102330367

30 janvier 2016

Voyage en bus jusqu'à Kampot et première exploration de la ville

Samedi 30 Janvier :
J'ai dormi par intermittence mais je ne me sens pas trop fatigué quand on débarque à Phnom Penh à 6h10 du matin. Anna va de suite chercher un bus dans un bureau tout proche pour Koh Khong. Elle en trouve un pour 6h45 et elle s'en va donc très vite. On se fait la bise le temps qu'elle saute dans un tuk-tuk qui l'amène à son bus.

Moi je ne pars qu'à 8h du coup j'atrappe une bonne soupe, un peu comme la traditionnelle pho vietnamienne, avec soja, viande, pâtes de riz, oignons frits et coriandre. Je la déguste assis devant le bureau de mon bus Giant Ibis, tranquillement avec baguettes et cuillère.

L'heure de partir arrive et je m'installe dans ce minibus pour Kampot censé nous y amener en quatre heures. J'aurais le temps de voir un film et des séries mais on arrivera finalement en trois heures seulement. Je prends un tuk-tuk pour rejoindre la guesthouse Marany que j'ai réservé par la plate-forme Booking.com.

Comme j'arrive un peu plus tôt la cambre n'est pas encore prête. J'aurais finalement une chambre double avec ventilo au lieu de la simple que j'avais réservé. La chambre est propre, la literie récente et ferme. Je fais une petite sieste après avoir fait un peu de lecture du lonely planet. Une bonne heure reposante même si j'ai eu chaud. La douche froide est bienvenue juste après.

Je pars ensuite à la découverte de Kampot, ses maisons coloniales françaises, sa rivière du même nom, ses ponts dont un construit et reconstruit plusieurs fois.

20160131023344393

20160131024004507

 

 

Je m'arrête manger dans une petite gargote au bord de la route qui longe la rivière et prends un jus canne à sucre (seulement 1000 riels ici, à peine plus de 20 centimes d'euros) et un plats de nouilles courtes sautées au boeuf, frais, bon et là encore beaucoup moins cher qu'à Siem Reap.

20160131023856933

Je repars ensuite et continue à errer dans le quartier puis retourne à l'hôtel où je demande si je peux aller ce soir faire la sortie en bateau avec coucher du soleil et observation de lucioles à la nuit tombée. Départ en tuk-tuk de la guesthouse prévu vers 16h30. Je remonte à la chambre et change d'objectif préférant le 50mm / 1,8 pour capter plus de lumière.

On m'amène donc près du fameux pont français à côté duquel nous attend un bateau en bois à deux niveaux. Je monte sur le pont supérieur et m'installe à un endroit où il y a une petite table pour finir de rédiger mon blog. Je termine la journée d'hier et attaque celle d'aujourd'hui. Je prends quelques photos de temps en temps, les berges de la rivière étant plus habitées par des hôtels et resorts avec bungalows les pieds dans l'eau.

20160131024110230

On s'arrête une première fois pour que des gens aillent se baigner - quatre ou cinq furieux - et ils démarrent le groupe électrogène pour éclairer le bar et mettre la musique à fond. Je fais comme tout le monde et bois une bière cambodgienne Klang à la belle canette ornée d'un éléphant.

20160131024245346

La nuit tombe, on repart pour accoster près de buissons le long de la rivière où clignotent les fameuses lucioles, nombreuses et clignotantes. Ce sera en fait le seul arrêt dédié à ça, un peu décevant pour les cinq dollars dépensés mais c'était quand même une belle balade de trois heures au fil de l'eau, à la fraîche en revenant ce qui est bien avec la chaleur qu'il fait dans la journée.

20160203022049345

Je m'esaierai même à la photo de lumières reflétées et des étoiles, que je n'avais jamais essayé auparavant, dirigeant mon objectif à grande ouverture, avec 1600 iso, sur ma constellation préférée Orion. Et le résultat est acceptable, on la reconnaît bien avec sa forme caractéristique.

20160203022000116

Une fois débarqués je reviens vers l'hôtel dans l'idée de m'arrêter manger quelque part. Mon choix s'arrête sur un Barbecue Coréen - décidément en moins d'une semaine j'aurais balayé une partie de la gastronomie asiatique - à moins de cinq minutes de mon hôtel. Le concept ressemble à celui du bbq thaï, sauf qu'ici c'est une plaque en fonte légèrement convexe.

On choisit parmi boeuf, porc, encornet et des légumes divers (carottes, chou, concombres, salade, oignons, poivrons). Je prends l'encornet et le boeuf et fais en deux fois pour pas mélanger viande et crustacés.

La cuisson se fait avec du beurre ce qui donne un goût particulier mais l'ensemble reste très digeste car là encore ultra frais. Ça représente deux bonnes assiettes et du coup ça cale bien pour moins de quatre dollars et puis ça change.

20160203022219403

J'en profite pour finir de raconter cette journée et j'aurais en une seule fois rattrapé mon retard. Je pense que le ferai tranquille une fois arrivé à l'hôtel où j'ai le wifi dans la chambre.

Je ferai aussi un peu de recherche pour la journée de demain où je pense louer un scooter à la guesthouse pour aller voir ce que les excursions toutes prêtes facturent dans les quinze à dix-huit dollars, et puis au moins j'aurais la liberté de m'arrêter où je veux.

J'irai pas non plus me coucher très tard histoire de rattraper le manque de sommeil accumulé ces derniers jours.

31 janvier 2016

Virée en scooter de Kampot à Kep

Dimanche 31 Janvier :
J'émerge vers 7h30, la nuit a été chaude malgré le ventilateur qui tournait toute la nuit. Je descends à l'accueil, demande pour un scooter à la journée, m'acquitte des 5$ requis et vais d'abord dans le quartier prendre mon petit déjeuner après avoir fait le plein. Je m'arrête dans un petit resto et commande une soupe avec du bon thé vert à volonté.

20160203022243718

Je prends des photos d'une petite toute mignonne qui me fait coucou et m'envoie des bisous.

20160203022424380

Je prends ensuite la direction de Kep à vingt kilomètres d'ici. Je ne sais pas trop ma vitesse sur le trajet car mon compteur de vitesse et mon compteur kilométrique ne marchent pas. Je fais un premier arrêt au marché aux crabes. Il y a bien sûr les crabes, pêchés en contre bas dans des paniers en bambou. Ça s'affaire sur toute la jetée en bois, les cambodgiens venant choisir dans les paniers.

20160203022625364

Il y a aussi des fruits et pleins de souvenirs en coquillage ou en corail. Je prends 2000 riels de jackfruit avec une petite pensée pour Anna qui raffolait de ce fruit. Je me prends aussi un jus de canne à sucre et erre dans le marché en prenant quelques photos.

20160203022501867

Je reprends la route et trouve par hasard un chemin d'accès vers des marais salants, ayant loupé ceux que j'aurais normalement du trouver entre Kampot et Kep, ça tombe bien. Je prends quelques photos puis retourne vers Kep.

20160203023136391

Après un petit moment, j'arrive à trouver l'entrée du parc national de Kep. Je gare le scooter, vais payer le droit d'entrée d'un dollar et m'avance sur le sentier principal qui est carrossable. Je fais un arrêt par le Led Zep bar, qui a contribué au fléchage et à la réhabilitation des sentiers du parcs. Il servent aussi un rafraîchissant lime juice - jus de citron - frais. C'est ce que je commande en mangeant quelques quartiers de jackfruit pour équilibrer l'acidité.

Je pars comme ça, sans eau dans mon sac, me mettant comme objectif de faire la randonnée sur mes réserves. Je reprends la piste principale vers 12h45 et après 500m prends la traverse qui monte bien raide vers le sommet. Un peu plus loin je trouve une piste plus ou moins horizontale, plus reposante, que j'emprunte après avoir bien sué les 120 premiers mètres de dénivelée. Sur le chemin j'ai eu la chance de rencontrer quelques singes, des écureuils roux et bruns.

20160203023323299

J'arrive un peu plus tard à un point de vue appelé sunset rock en suivant de près un couple de québécois. Je reste avec eux une bonne vingtaine de minutes à discuter de ce qu'ils avaient déjà visité. Ils sont partis depuis trois mois sans billet de retour et parcourent l'Asie du sud-est.

20160203023532920

Je repars avant eux et me dirige vers la suite de la piste qui redescend en lacets vers la plage de kep. Cette section est appelée "stairway to even" malgré qu'il n'y ait un escalier qu'en bas au tout départ. La remontée vers le début du sentier est pénible car il y a peu d'ombre et il fait plus de 35°C à 14h30.

J'arrive enfin et prends la route jusqu'au marché aux crabes, décidé de goûter à la spécialité locale, le crabe au poivre de kampot. Je discute un moment avec un cambodgien qui parle un peu de français et qui attend que ses crabes soient préparés par le cuistot aux commandes. Il lui dit pour moi que j'en veux pour cinq dollars cuisson comprise (soit environ 500g de crabes frais).

20160203023704833

J'attends ma précieuse assiéttée - en sirotant un deuxième jus de canne à sucre - et prends du riz à une petite vendeuse juste à côté. Le truc avec les crabes, quand t'es pas de l'océan ou de la bretagne, c'est que tu galère un peu pour les manger. Par exemple, les français qui sont à côté ont pris un kilo chacun et ont mis presque deux heures à tout manger. La sauce un peu pimentée et le fameux poivre vert de Kampot donnent un goût inoubliable à ces crabes.

20160203023801874

Moi au bout de presqu'une heure j'ai fini les corps et quelques pinces. J'embarque le reste dans ma barquette en polystyrène et retourne à mon scooter. Un jeune français à que j'avais renseigné sur la marche à suivre pour se faire préparer ses crabes a lui fini assez vite mais il a des mains expertes, il est breton.

Je rentre sur Kampot et essaie de trouver la temple montagne de Phnom Chhrung. Les indications du lonely planet sont trompeuses et je fais demi-tour pour revenir vers kep. Je m'arrête demander mon chemin à des jeunes en scooter et j'apprends qu'ils sont vietnamiens et qu'ils sont partis pour un road-trip de plusieurs semaines de ho-chi-minh à Singapour soit plus de 7000 km aller-retour, en vespa.
Un local m'explique de prendre à gauche après cinq kilomètres et je reconnais le panneau que j'avais vu en revenant de Kep. Depuis la route c'est un chemin en terre battue qui prend le relais sur 6 kilomètres.

J'arrive tout poussiéreux et tout seul devant la grotte. C'est un paysan en train d'arroser qui me fait faire la visite. Il parle pas un mot d'anglais mais je le suis jusqu'à l'entrée de la grotte où il y a une stalagmite en forme d'éléphant. Dans la montée un peu escarpée je peux faire un arrêt pour prendre en photo le coucher de soleil.

2016020302402460

Je repars dans l'autre sens, mange un peu de poussière et fais un tour en ville avant de revenir à mon hôtel. Je nettoie un peu mon appareil photo que j'avais gardé autour du cou et qui est de fait bien poussiéreux, tout comme mon pantalon. Je me pose un peu et surfe sur internet avant de redescendre, avec ma gamelle de pattes de crabes et ma tablette et prends la direction du pont français où il y a ma petite gargote qui va bien.

Je leur commande du riz et mon troisième jus de canne à sucre de la journée et leur demande de me faire chauffer mes pattes de crabe. Je mets donc de nouveau les mains dans le plat, léchant à plusieurs reprises mes doigts délicieusement épicés.

Une fois repus je traverse la rue et vais au Nelly's bar, un bar tenu par des expats, et me prends deux verres de sauvignon français bien frais le temps d'écrire mon blog pour cette journée sur la route et dans les sentiers.

Je rentre à l'hôtel vers 22h30 et vais poster tout ça avant d'aller me coucher.

01 février 2016

Touk Meas : sur les traces du soldat de l'ONU en 1993, Catalano Thierry

Lundi 1er Février :
Lever vers 7h15 pour profiter de mes deux dernières heures de scooter. Je prends d'abord la direction du marché principal Psar Thmei pour aller me plonger dans mon lieu de vie favori en Asie, cet endroit fourmillant de vie, le marché.

20160203024343592

Je me gare devant une petite échoppe vendant des Banh Bao, j'en prends un à la dame pour mon petit déjeuner. Je pénètre dans les allées bien animées au hasard et me laisse happer par le flot de gens, par le effluves venant de toutes les directions selon ma progression dans les différentes zones.

20160203024529893

C'est parfois un peu mélangé et j'ai des fois en même temps l'odeur de poisson, de viande, de légumes et de fruits. Il est plus grand que je ne pensais et j'y passe un bon moment à errer tout en prenant des photos. J'achète un petit sac de poivre de Kampot et ressors après une bonne demi-heure.

Je continue sur la même avenue qui se prolonge par le nouveau pont et tourne tout de suite à droite pour rejoindre la Farm Link, une entreprise locale qui s'occupe de trier, mettre en sachet et vendre le fameux poivre de Kampot.

20160203024724931

Je visite les locaux et déguste à jeun les différents types de poivre blanc, rouge et noir (par ordre de force) ainsi qu'une deuxième variété, poussant sous forme d'épis verticaux, issus d'une plante aussi en liane et au goût très proche du poivre.

20160203025105793

Je fais quelques photos mais n'achète rien ici car c'est particulièrement cher, près de 70$ le kilo. Je retourne au marché et m'installe dans un petit café au début d'une allée. Je prends un café glacé, un beignet et mange mon banh bao. J'achète du poivre au petit vendeur juste à côté à un prix raisonnable.

Il est temps de rentrer car je dois rendre mon scooter avant 9h30. Une fois rendu à la Guesthouse je demande où ça en est pour ma lessive et là j'apprends que la machine à laver est tombée en panne hier après-midi et que c'est pas tout à fait sec, que ça devrait être bon d'ici une heure.

Je parle aussi à un des jeunes de l'entrée de mon programme sur Touk Meas, lui expliquant pourquoi je vais là-bas et lui demande s'il peut me traduire des phrases en cambodgien pour me permettre de communiquer une fois sur place.

Je monte me doucher et préparer pour rendre ma chambre et écris ces fameuses phrases, en anglais, à me faire traduire. Quand je redescends je récupère une partie de la lessive et donne à traduire les phrases au jeune.

J'attends qu'il finisse, récupère ça et la fin de la lessive et pars aux pied vers la station de taxi avec une page en khmer pour demander ma route. Une fois arrivé là-bas je négocié ferme avec un et pars tout seul pour 10$. Moi qui craignais un fou du volant, aucun risque de ce côté là, il ne dépassera que rarement les 60 km/h.

J'arrive donc à destination en un peu plus d'une heure, pour une soixantaine de kilomètres. Je trouve une Guesthouse un peu plus loin - il se trouve qu'il y en a au moins trois - et dépose mes affaires dans une chambre spartiate mais climatisée pour 10$, ça fera l'affaire et puis autant rester une nuit sur place.

20160203030007790

Je prends mes photos de Thierry imprimées et la feuille que m'a préparé le jeune de la Guesthouse et me lance sur ses traces, comme pour une chasse au trésor afin de faire la connaissance de quelqu'un sur ces photos. Après avoir demandé aux gens de la Guesthouse je la quitte.

Je m'arrête juste à côté pour manger un bout et partir à l'aventure le ventre plein. Je demande dans cet endroit aussi s'ils reconnaissent quelqu'un sur les photos mais ça ne leur dit rien. Je déguste mon riz frit et ma boisson au melon d'hiver.

20160203025138827

Je reprends mon exploration de la ville, prenant des photos pour Thierry et suis regardé un peu partout comme un extra-terrestre seul occidental et touriste traînant dans le coin.

Je m'arrête dans une paire d'autres endroits pour demander mais très vite la barrière de la langue complique la chose. Je trouve l'emplacement du marché assez peu fréquenté à cette heure chaude de la journée. Je prends un jus de canne à sucre et demande un peu plus loin dans une boutique où une jeune fille parlait un peu d'anglais.

20160203025400415

Ce marché est plutôt grand pour cette ville qui n'a pas l'air si peuplée. J'en fais le tour, reprends l'artère principale, m'arrête à une première boutique puis à une banque où l'agent de sécurité parlait assez bien anglais.

20160203025540835

Il m'explique avoir appartenu à un service de l'ONU et que je devrais demander au bureau de la police militaire en bas de la rue. Il semble n'y avoir personne mais un gars sur le chantier à côté m'interpelle en anglais et semble bien le parler.

Je lui montre les photos et des chauffeurs de moto-dop - les moto taxi locaux - s'amassent pour voir. L'un d'eux semble enfin reconnaître quelqu'un sur une des photos. Une jeune fille avec une petite déformation au niveau de la lèvre. Ils me disent qu'elle habite à un kilomètre d'ici dans la campagne.

Le gars qui parle anglais et un chauffeur de moto-dop m'amènent à sa maison où l'on rencontre son frère qui lui donne un coup de fil pour lui dire de venir me rencontrer. Elle est vendeuse de poisson au marché. Elle arrive après une dizaine de minutes pendant lesquelles je sympathise avec Mr Dy avec qui je parle de plein de choses.

20160203025631875

Je lui montre la photo et elle semble reconnaître d'autres personnes mais deux d'entre elles sont décédées. Je prends une photo et lui laisse celle imprimée et prends son adresse pour pouvoir lui en envoyer une de meilleure qualité.

2016020302570095

On repart vers la ville et je donne l'argent pour le course en moto.Mr Dy me montre l'endroit où prendre le bus demain pour Phnom Penh, vers 8h30. Ensuite il me demande si je veux visiter sa maison dans un bourg un peu plus loin. Je lui dit OK et on débarque chez lui cinq minutes plus tard.

Il me présente sa femme qui s'affaire dans la porcherie où viennent juste de naître des petits. Il a aussi un four à chaux où il cuit la roche de la montagne toute proche - où se trouve une grande carrière de ciment qui fait travailler une grande partie de le ville - il a plusieurs business.

Il m'invite ensuite à manger une mangue de son jardin et me donne à boire. On échange nos coordonnées puis il me ramène à la Guesthouse. On se salue et on se dit à demain juste avant le bus.

20160203025902662

Je me pose cinq minutes puis prends juste une bouteille d'eau et mon appareil photo puis pars marcher vers la voie ferrée pour prendre des photos du coucher de soleil.

20160203030628139

Je me balade le long de la voie et prends quelques photos le temps que le soleil se perde derrière les montagnes.

20160203030433553

 

Je traverse une rizière à sec pour rejoindre la route et tombe sur des jeunes en train de jouer au volley. Je reste un peu et discute avec un autre jeune.

20160203030656388

Je m'arrête acheter une demi papaye près d'une maison le long de la route et rentre à la Guesthouse. Je rencontre le manager à qui je paye ma chambre. Je me mets à l'abri de la chaleur et lance la clim, pas trop forte, juste pour faire baisser un peu la température de la pièce.

Je me mets à la rédaction de mon blog tout en regardant un film sur une chaîne Thaï de la télé. Une fois fini d'écrire et le film terminé je sors dans la rue vers 21h pour aller manger un morceau. Il y a en fait très peu d'éclairage public dans cette ville et elle est déjà comme toute endormie lorsque je sors dans la rue. Le petit resto de ce midi est déjà fermé.

Je traverse la rue pour aller dans une petite cantine en face. Un seul client à table qui parle un peu anglais me tape la discute et me paie une bière le temps qu'on me serve une bonne plâtrée de riz et une assiette de porc au poivre, délicieux.

On discute un peu et puis je mange une moitié de ma papaye tout en sirotant ma bière. Je rentre à 21h45 et finis d'écrire mon blog. Je vais me coucher tôt car je dois être à 8h près de l'arrêt de bus.

02 février 2016

De Touk Meas à Kompong Cham sur le Mékong

Mardi 2 Février :
Lever à 7h15 après une belle nuit à la fraîcheur - relative car j'avais réglé à 26°C - de la climatisation. Une bonne douche froide puis direction l'arrêt de bus à un kilomètre de là. Je me pose dans le café qui s'occupe de vendre les tickets comme me l'a indiqué Mr Dy hier. Je commande un riz frit au boeuf et un café à la cambodgienne - c'est à dire comme les vietnamiens avec un fond de lait concentré sucré - alterné de lampées de thé vert glacé.

20160203030731855

Pendant l'attente du bus je prends des photos des passants sur la route principale et vais saluer Mr Dy sur le chantier. On m'amène un peu avant 9h en scooter jusqu'au bus qui vient de passer. Je m'installe au fond et lance un film puis une série pour occuper les trois heures de trajet prévues. Au premier arrêt qui intervient peu de temps après ma montée dans le bus je me prends un ananas bien frais coupé un morceaux.

On arrive dans Phnom Penh vers 11h30 mais la circulation est très dense et on débarque à la station des bus seulement vers 12h10. J'aurais pas beaucoup de temps à attendre car le bus pour Kompong Cham part à 12h45. Pour repas de midi je prends un banh bao et un jus de canne à sucre. Je monte dans le nouveau bus quelque peu plus récent et m'installe. Le jeune breton de la veille au marché au crabes rentre dans le bus et s'installe au fond. On discute un peu et puis je laisse ma double place à une femme enceinte chargée de cabas.

Je me mets moi aussi à l'arrière et poursuis ma série True Detective saison 2 jusqu'à l'avant dernier épisode - trois épisodes d'une heure m'auront quasiment occupé le trajet - et j'éteins ma tablette à la limite du déchargement qu'en vient pour l'heure de faire de même, dans la bourgade - 70 000 habitants quand même, toute la lozère en soit - le long du fleuve Mékong, Kompong Cham.

Je descends à pied vers le fleuve non loin de là et essaie de trouver une des guesthouses les moins chères de la ville, la Mékong Sunrise. J'y descends avec le petit breton retrouvé dans une rue adjacente. On est reçu par une pétillante jeune femme, toute en plaisanteries, qui me rappelle un peu ma couchsurfeuse de Yogyakarta l'année dernière. Le jeune prend le dortoir à 3$ et moi la chambre juste à côté à 5$ avec ventilo.

Je vais m'enregistrer ensuite puis prends le mot de passe du wifi pour me mettre sur le balcon et contacter Nicolas, mon collègue lozérien qui habite à Sen Monorom dans le Mondolkiri. On s'échange les numéros de téléphone et il me conseille sur la suite de ma boucle, sachant qu'il y a une nouvelle route entre Sen Monorom et Ban Lung et qu'après être resté chez eux, je pourrais rejoindre le Ratanakiri utilisant cette voie.

Il est bientôt 17h je décide d'aller me promener sur le front du fleuve. Pas très loin de ma guesthouse je découvre, en contrebas, deux pistes de pétanque sous un grand arbre où s'affairent une bonne dizaine de cambodgiens.

20160203030937651

Je continue afin de rejoindre le pont qui relie la ville à l'île de Koh Paen. La particularité est qu'en saison des pluies on utilise un ferry mais que dès que vient la saison sèche, en fin décembre, on reconstruit un pont de bambou de 900 mètres de long pour faire la connexion avec l'île. De loin on dirait un pont en allumette mais sa construction robuste permet en fait le passage des voitures, scooters et piétons.

201602030311237

En y allant je vois en contrebas une aire de pétanque aménagée sous un grand arbre et ça taquine sévère sur un terrain de jeu quelque peu étriqué. Je commence à voir le pont et attaque d'y marcher dessus sous la lumière cuivrée du coucher de soleil. Le plus impressionnant reste la souplesse ressentie lorsqu'on marche, ça rebondit un peu on se demande comment une voiture peut passer dessus.

20160203031238803

Je traverse entièrement m'arrêtant à plusieurs reprises pour prendre des photos et paye au péage en fin de pont pour le retraverser. J'aurais pu éviter cela si je ne m'étais pas avancé jusque là mais bon, ça finance la construction du pont qui a lieu chaque année.

20160203031422431

De l'autre côté je rencontre deux jeunes français partis il y a deux mois sans billet de retour, Julie et Chris, la vingtaine, avec qui je discute une bonne demi-heure. On parle photo et conseils de voyages puis je les laisse aller retourner leur scooter à l'hôtel.

201602030315213

Une fois sur la promenade je me prends une noix de coco fraîche que je sirote avant de la faire découper et l'amener dans une poche. Je m'arrête un peu plus loin à un petit stand de brochettes, en prends trois différentes catégories et retourne à la guesthouse.

2016020303153793

Attablés près de l'entrée un jeune, la trentaine, et sa femme m'interpelle en français et me demande comment était le coucher de soleil. Je lui réponds qu'avec le pont en bambou au premier plan c'est bien sympa et lui montre mes photos.

Avec sa femme ils sont tous deux photographes et sont sur un périple de presque neuf mois à parcourir à pied, principalement, le Mékong depuis sa source dans l'Himalaya jusqu'à l'estuaire au Vietnam. Ils ont pu entrer à l'endroit où il prend sa source, un endroit où depuis deux cent ans seulement une vingtaine de personnes a pu y pénétrer. Ils sont partis de France il y a maintenant deux ans et ont voyagé tout en photographiant et fournissant des clichés aux marques avec lesquelles ils sont en partenariat.

Je fais mon dîner - les brochettes étaient accompagnées de salade de mangue verte, succulente, et j'achète une assiette de riz et un délicieux jus de citron frais - en parlant avec eux et ils échangent volontiers quelques conseils de photographie avec moi et sont particulièrement surpris des résultats fournis par l'amateur que je suis et son modeste EOS 600D. Ils me montrent leurs photos d'aurores australes prises en Mars 2015 lorsqu'ils étaient en Nouvelle-Zélande. Elles sont magnifiques. Pour info leur site :

Wanaka : Randonnée sur Roys Peak et aurores australes - Shoesyourpath

Voila quelques jours déjà que nos amis Younn et François nous ont déposés à Wanaka après ces quelques jours passés dans le Fiorland et Milford. Nous apprécions particulièrement cette ville et ses environs, dont les magnifiques lacs et montagnes offrent d'innombrables balades et activités, aussi bien en hiver qu'en été.

http://shoesyourpath.com

Une jeune fille installée à une autre table l'interpelle alors lorsqu'il a parlé d'aurores australes et lui dit que lorsqu'elle était en Antarctique durant 7 mois - mission de restauration du patrimoine des premiers explorateurs - elle n'avait jamais vu la couleur rouge. Quentin lui répond qu'ils ont eu la chance d'être là au moment d'une explosion solaire la plus importante depuis onze ans, d'où la large gamme de couleurs observées.

On discute encore un moment puis tout le monde monte se coucher, tous sur le même pallier, vers 22h. Je me  mets de mon côté à la rédaction de mon blog pour une grosse heure et irai me coucher vers minuit.

03 février 2016

Autour Kompong Cham : temples, ile de Koh Paen, plantation d'hévéas et Phare français

Mercredi 3 Février :
Lever un peu avant 8h. Je descends prendre mon petit déjeuner, plein de bon thé, une assiette de fruits frais (mangue, ananas, papaye, pomme, banane) et un mango shake. Je suis bientôt rejoint par Quentin et Mariette qui s'intallent pour prendre leur petit déjeuner. On échange nos facebook et mon blog et je leur montre le lien que j'ai fait sur mon dernier post. Ils me remercient pour ça et on reste un moment à discuter.

Je remonte me doucher et prends mon scooter vers 11h et prends la direction du Nokor Bachey Temple sur la route de Phnom Penh. C'est un peu anarchique à l'intérieur.

2016020315414276

Le vieux temple en pierre de type angkorien comporte quelques belles sculptures au niveau des portes et des murs d'enceinte, et ils ont construit un temple neuf à l'intérieur de ce dernier, assez coloré.

2016020315443944

Il n'y avait manifestement pas de droit d'entrée à payer mais deux mamies du temple viennent me vendre un bracelet, ça en fera un second autour de mon poignet gauche.

20160203154311264

Je visite un peu les alentours où siègent un certain nombre de pagodes plus récentes et bien décorées. Il y a plein de libellules de différentes couleurs autour des temples qui volent dans tous les sens autour de moi.

20160203154342487

Je retourne à mon scooter et prends la direction de Phnom Penh pour rejoindre les temples de Phnom Srey et Phnom Pros, respectivement le temple des femmes et celui des hommes.

20160203154523382

La légende raconte à propos de ces ces deux collines où trônent les temples qu'il y avait deux équipes lors de leur construction, une d'hommes et une de femmes, qui s'étaient lancés le challenge de construire le plus haut temple avant le lever du soleil.

20160203155045240

La compétition avait lieu à cause de la tradition qui veut que l'homme devait visiter les parents de la promise pour leur demander la permission pour le mariage, et les hommes voulaient faire changer ça, d'où le défi.

2016020315474170

L'histoire veut que les femmes auraient allumé un grand feu avant l'aube faisant croire aux hommes que c'était le lever de soleil. Ils s'arrêterent ainsi de travailler laissant les femmes finir de construire un temple plus grand. Le défi étant perdu les hommes doivent toujours aller voir les parents de la promise pour la demander en mariage.

20160203154717626

La visite est agréable et je suis quasiment tout seul à profiter des deux temples. Je repars vers les 12h30 en direction de Koh Paen, île du Mékong reliée à Kompong Cham par le pont en bambou éphémère. La traversée se fait bien même si ça fait un drôle d'effet sous les roues.

20160203155254620

Je règle mon droit de passage pour l'aller-retour et me lance à la découverte de cette île. Elle est en fait immense et j'en parcours qu'une petite partie, découvrant quelques jolis temples et la vie rurale, passant de la jungle à des grandes zones sédimentaires cultivées, principalement du mais.

20160203155454634

Je fais une pause vers 13h30 près d'un temple et déguste deux jus de canne à sucre et des beignets de bananes entourés de riz gluant et cuits dans de la feuille de bananier.

2016020315531362

Je profite d'être un peu à l'ombre car je sens qu'en trois heures mes bras ont déjà cramé (normal ils sont perpendiculaires au soleil tout le temps).

20160203155544199

Je reprends les pistes un peu plus loin dans l'île et finis par revoir le Mékong à nouveau mais je ne le vois pas de l'autre côté. J'en déduis donc que l'île doit être bien plus grande que ce que je pensais. Je n'insiste donc pas plus et essaie de prendre des chemins différents pour revenir.

20160203155603457

Je repasse à la guesthouse pour attraper un t-shirt à manches longues pour pas trop faire empirer mon coup de soleil sur les bras. Je me pose à l'ombre et déguste un jus de citron frais avant de repartir. Je prends le grand pont et essaye de trouver l'usine de caoutchouc et les plantations d'hévéas. Je ne la trouve pas mais je m'arrête quelques instants dans une plantation histoire de voir les saignées et la sève couler.

20160203155723722

Je reviens ensuite vers le pont afin de contempler le coucher de soleil depuis le phare français. Je pose le scooter, fais une photo de loin puis mets le nez dans l'intérieur pour remarquer tout de suite l'escaler / échelle qui monte au sommet. Il faut pas avoir peur du vide car avec quasi 50 cm entre chaque barreau chaque fois qu'on regarde vers le bas, surtout vers la fin, on voit bien le vide.

Je ne me chie pas et grimpe assez vite, avec prudence tout de même, jusqu'au sommet où il y a un petit chemin de garde d'une cinquantaine de centimètres de large. La vue mérite l'effort et le dépassement de ses peurs même si j'ai les jambes un peu flageolantes.

20160203155838281

Je prends quelques photos et me décide à redescendre avant le coucher de soleil histoire d'y voir un peu pour redescendre sur ces échelles. La descente se fait tout aussi prudemment et je suis content d'enfin toucher la terre ferme une fois en bas.

20160203155749222

Je retraverse le pont et me dirige vers l'autre rive essayant de trouver un autre point de vue pour photographier le crépuscule. Je ne trouve pas d'endroit un peu surélevé du coup je m'arrête à un endroit où la route devient une piste et qu'un épais nuage de poussière est en suspension. J'essaie donc avec ce paysage, les couleurs rose orangé en fond, derrière les cocotiers, avec les divers passants émergeant du nuage.

20160203155942599

Je reviens sur mes pas et descends un instant vers l'entrée du pont de bambou et prends une paire de clichés près de l'eau avec les quelques maisons flottantes au premier plan.

20160203160022463

Je remonte sur la promenade et m'achète un jus de canne à sucre à emporter. Un peu plus loin, près du pont neuf, je m'arrête au même stand de brochettes et en prends quatre, et un pain beurré chauffé sur la grille, accompagné de la délicieuse salade de mangue verte.

En rentrant je rencontre Quentin et Mariette qui reviennent du pont en bambou où ils sont allés prendre des photos. Ils sont partis pour aller dîner chez un breton qui tient une pizzeria près de notre guesthouse.

Je m'installe sur la terrasse à la guesthouse et commence par écrire le déroulé de ma journée. Je fais une pause dîner vers 20h30 en commandant une assiette de riz et un jus de citron frais (on ne s'en lasse pas, surtout pour 0,5$). Une fois fini je reprends l'écriture et me commande une bonne bière fraîche.

Je finis de poster un peu avant 21h30. Je vais me regarder un film et me coucher assez tôt car mon minibus est à 8h00 devant l'hôtel demain matin. J'ai chaud au bras, heureusement que j'avais des manches longues l'après-midi.

20160203160041943

04 février 2016

Un lozérien peut en cacher un autre, à Sen Monorom

Jeudi 4 Février :
Lever 6h50. Je file direct à la douche puis prépare mon sac. Je descends ensuite prendre le petit déjeuner. Je m'installe sur la terrasse et discute un peu avec les deux autres françaises de l'autre soir. Je prends un bon petit dej' avec thé, salade de fruits frais et des oeufs brouillés.

Vers 8h je prends un tuk-tuk avec le petit breton et on nous dépose au minibus qui attendait plus que nous. Le trajet est assez long et un peu remuant par moment, avec beaucoup d'arrêts pour récupérer des marchandises ou en déposer et prendre quelques passants ayant besoin de rejoindre une ville proche.

Je regarde deux films puis me repose un peu sur le reste du trajet le long de plantations d'hévéas, de manguiers, de papaye ou de poivre puis des pins et des forêts de bambous dans le début du Mondulkiri, apparaissant en même temps que les premiers reliefs.

On arrive vers 13h25. Je donne un coup de fil à Nicolas, le lozérien expatrié que je viens voir, et il me donne quelques conseils de visite le temps qu'il finisse de bosser. Je me dirige vers le marché et trouve un petit bout de restaurant avec de belles tables et chaises en bois massif.

Je m'installe et commande un plat de riz avec du porc braisé découpé en bouchées, une salade de légumes au vinaigre, acide et sucré, accompagné d'un petit bouillon au coriandre et oignons. En dessert je teste des beignets de riz avec une pâte de pois, je pense, sucré et qui cale bien, avec un café glacé.

20160206153339827

Je quitte ensuite le centre ville et m'arrête un instant dans un café qui fait aussi des excursions éco-responsables et ayant pour but de favoriser le développement des communautés des montagnes. Il s'occupent aussi de valoriser et protéger la forêt protégée et parrainent un centre de protection des éléphants.

Je discute un peu avec une des employées anglaise et lui demande si je peux laisser mon gros sac dans leur bureaux jusqu'à vers 17h que Nico finisse le boulot. Elle me dit que ça ne leur pose pas de problème. Je la remercie et me dirige vers le nord pour essayer de rejoindre une petite colline d'où on a un point de vue sur les alentours.

Je passe le rond-point avec les statues de buffles puis traverse l'ancienne piste de l'aérodrome fermé aujourd'hui et prends une route parallèle jusqu'à voir apparaître la route qui grimpe sur la colline. Après quelques maisons démarre un escalier avec des rambardes en forme de dragon qui monte sur la colline. Il rejoint un premier petit temple à côté duquel une piste continue dans la nature en partie brûlée - les cambodgiens sont les pros de l'écobuage, très pratiqué, en témoigne les panaches de fumée un peu partout - jusqu'à arriver au temple sur le haut de la colline.

20160206153555585

Il y a une belle terrasse sur pilottis, en partie couverte, de laquelle on a un beau panorama sur toute la région. Je m'y arrête un bon moment, profitant d'un petit vent et de l'ombre. Je suis le seul touriste du coin jusqu'à ce qu'arrive un belge avec qui je discute un peu.

2016020615351080

Je vais ensuite voir le temple du haut, achète un jus de canne à sucre et le sirote tranquillement avant d'entreprendre la descente. Je passe par la piste d'atterrissage cette fois, large et quelquefois empruntée par quelques scooters.

20160206153638751

J'arrive au Hefalump Cafe, où j'ai laissé mes affaires, demande par politesse quelques informations sur les treks de deux jours et une nuit. C'est pas donné, surtout s'il y a peu de participants, à partir de trois le prix descend à 130$ par personne.

Je m'installe en terrasse pour boire un café glacé en attendant d'avoir des nouvelles de Nico. J'en profite pour rédiger mon blog et me reposer. Nicolas m'appelle vers 17h15 et passe me chercher avec le 4x4 de l'association humanitaire pour laquelle il travaille.

On passe à son bureau où il doit prendre des choses. On va ensuite dans une petite gargote où il a l'habitude de prendre ses repas pour grignoter vite fait une brochette servie avec ma salade de mangue verte que j'adore, le tout arrosé d'une bonne bière. Sa femme cambodgienne Sinet nous rejoint ensuite. Elle parle super bien français.

On rentre ensuite à leur maison dans un village à une dizaine de kilomètres de là. Il a acheté le terrain et fait construire pour à peine plus de 20 000$, une maison assez grande avec du terrain autour et du carrelage en grès partout et une belle terrasse et des beaux meubles en bois exotique.

L'air ici est plus respirable et frais. On est en fait à peu près à la même altitude que Montrodat, dans les 700m, et ce soir sur la terrasse j'arrive même à sentir le frais.

Il est presque 19h après m'avoir fait faire la visite on s'installe sur la terrasse pour l'apéro. Un collègue suisse qui était venu le semaine dernière avait fait une fondue et il restait du saucisson et du vin blanc. Du coup c'est kir et saucisson pour l'apéro. Sa femme prépare une bonne salade du jardin avec des carottes, du thon, des oignons.

20160206153742651

On discute de notre jeunesse et de comment et quand on aurait pu se croiser. J'apprends qu'il venait faire de la musique dans un local à Vimenet à une époque et il pense se rappeler de mon frère Nico.

On déguste cette bonne salade avec le pain à la farine de manioc que fait Nico, délicieux. Un peu de fromage puis la glace maison aux fruits de la passion qu'ils ont en treille devant la terrasse. J'ai même l'occasion de goûter au fruit mûr que l'on mange à la cuillère après l'avoir ouvert sur une extrémité.

 

20160206153720599

Il me briefe un peu par rapport à ce que je peux faire dans le coin et il me propose que demain je loue un scooter et qu'on aille faire une petite randonnée près de leur village que les tour-opérateurs choisissent comme point de départ de leurs excursions.
On va se coucher vers 22h.

05 février 2016

Autour de Sen Monorom en scooter : cascades et vie rurale

Vendredi 5 Février :
Lever à 7h après une bonne nuit d'un traîte et pour une fois bien fraîche, sans climmatisation ni ventilateur. Je file à la douche - ici avec le seau et la gamelle - après avoir préparé une bouilloire pour tempérer l'eau du puits qui est fraîche. Je vais ensuite prendre mon petit déjeuner en compagnie de Sinet et Nico.

On file vers 8h pour aller me chercher un scooter, toujours bien usagé, plus de 30 000 km et pas de compteur qui fonctionne. Je laisse mes hôtes partir au boulot et prends la direction des chûtes de Bousra.

20160206154539240

Je loupe l'embranchement pas très bien indiqué et me paye 20 km dans chaque sens en trop sur la route de Banlung. Je mets un peu d'essence avant de faire demi-tour et retrouve la bonne route, indiquant encore 27 km jusqu'aux chûtes.

20160206153850295

Le ciel est couvert par ici et la température en roulant presque trop basse, je supporte bien les manches longues. Après quelques kilomètres sur une route bien défoncée j'arrive dans une zone de travaux où ils reprennent un pont qui s'est effondré.

On doit prendre un chemin et traverser une rivière à guet sur une vingtaine de mètres et une trentaine de centimètres d'eau. Je suis vite obligé de mettre pied à terre pour équilibrer ma monture essayant de se frayer un chemin sur cette coulée basaltique glissante.

20160206154500986

Mes XA pro 3D font "floc-floc" lorsque je descends enfin de l'engin et me présente à l'entrée de la cascade. Je m'acquite des droits d'entrée de 2,5$ pour les étrangers et vais au pied de la cascade, en deux parties, près de la partie haute.

20160206153937852

 

Celle qui se trouve en dessous est accessible seulement par un escalier très raide et dangereux. Je reste une vingtaine de minutes et reprends la route dans l'autre sens.

20160206154231149

Je remouille mes pompes au passage de la rivière et trouve de l'autre côté Johan, le jeune breton, que je n'arrête donc de croiser. On discute un peu et je lui parle de la rando que je pense aller faire avec un guide local que connaît Nico. Je lui propose de se joindre à moi histoire de partager les frais. Je prends son mail et lui dis que je le tiendrai au courant.

De retour à Sen Monorom je me mets à la recherche de la cascade du même nom et la trouve assez facilement. Il y a un éléphant pour faire faire des balades aux gens.

20160206154739433

Je descends près du gourg pour voir cette modeste mais jolie cascade, toutefois polluée par de nombreux détritus.

20160206154707104

Je repars vers la ville et vais redonner à boire à la bécane, toujours assoifée. J'essaie ensuite de retrouver l'endroit où on a dégusté quelques brochettes hier et retrouve Nico et Sinet qui ont déjà mangé et m'explique que leur ami ne fait pas à manger le midi, seulement pour eux, sous forme d'un arrangement payé au mois.

Nico m'accompagne en scooter pour me montrer un restaurant simple et sympa. Il commande pour moi un plat de poisson façon aigre douce puis repart au boulot.

Je suis servi assez vite et profite du bon thé vert que l'on m'amène. Le plat est délicieux. Le poisson, sans arrêtes, est frit et ensuite il est arrosé d'une sauce aux oignons, ail, carottes, tomates et ananas. Le tout avec une bonne gamelle de riz et une banane pour dessert.

20160206154837407

Je prends ensuite la route de Phnom Penh pour trouver les chûtes de Romanear 2 qui se trouvent près de la route après être passé au travers d'une plantation de poivre.

20160206154813925

Ils arrosent grâce à une motopompe branchée en amont. La cascade n'est pas très haute mais assez large avec des bon rebonds et l'endroit est agréable.

20160206154920734

Je repars dans l'autre sens et prends une piste sensée se diriger vers les chûtes de Romanear en prenant une piste à droite de la principale. Comme ce n'est pas du tout indiqué je ne trouve jamais la fameuse piste et me retrouve à faire environ 15 km de off-road, sur une piste bien accidentée par endroit, avec mon modeste scooter. Après un peu moins d'une heure de conduite en chemin et une petite frayeur dans une ornière remplie de feuilles, j'arrive enfin à la route sensée m'amener à Dak Dam.

Je trouve bien un certain Dak Daeng écrit sur les bornes kilométriques mais je dois me résoudre à l'évidence que ça n'est pas ça lorsque je tombe nez à nez avec une barrière de poste frontière. Je suis au Vietnam et je dois faire demi-tour.

Bien évidemment lorsque je retrouve le carrefour où j'avais débouché plus tôt à la fin de la piste, venant de ce côté, il y a un magnifique panneau indiquant de prendre la piste qui était en face pour aller à Dak Dam. Je traverse le fameux village très rural où traversent cochons, vaches et volailles.

20160206155214956

Je trouve la cascade de Chrey Tom un peu plus bas et retrouve quelques minutes après Johan arrivé sans trop de soucis grace à MapsMe, l'appli que j'avais téléchargé mais dont je n'avais pas installé les cartes qui semble-t-il sont très précises.

20160206155304153

On rencontre un couple de français avec qui on discute un peu puis on repart ensemble. Je vais ensuite lui montrer où habite Nicolas pour qu'il nous rejoigne ici demain matin pour aller faire le trek.

20160206155350291

Je passe ensuite en ville rendre mon scooter et vais faire un tour au marché pour acheter de quoi pique-niquer demain pendant la randonnée. Nico passe me chercher ensuite sur le boulevard et nous rentrons vers la maison. En chemin le ciel du couchant est orange et rouge, magnifique, je prends quelques photos à la fenêtre du 4x4.

20160206155426385

Arrivés à la maison on s'installe sur la terrasse et on boit quelques bières bien fraîches. Sinet met à cuire de la courgette locale pour faire une soupe - c'est de saison, ici on se rapelle un peu qu'on est en hiver, en tous cas le soir - et on papote à propos de mes étapes à venir.

On fait même pêter le pâté de Lozère, ramené par Nico lors de son passage chez nous en Décembre, pour grignoter à l'apéro. Sinet a aussi préparé de la vache qu'un ami leur a donné - elle s'était étouffée avec du plastique et ils l'avaient donc débitée et distribuée la semaine dernière - et qu'elle a cuisiné au poivre.

On déguste tout ça et mangeons une paire de fruits de la passion, à la cuillère, comme dessert. Je suis bien cassé de ma centaine de bornes de scooter et je me pose dans ma chambre vers 21h pour raconter ma journée. Je finis vers 22h et vais me coucher dans la foulée pour reprendre des forces pour la journée de trek qui m'attend demain.

06 février 2016

Dernier jour à Sen Monorom : trek dans la jungle d'une quinzaine de kilomètres

Samedi 6 Février : 

Lever vers 7h et douche direct avant de prendre mon petit déjeuner. Johan arrive assez tôt, vers 8h, et s'installe avec nous tandis qu'on finit de prendre le petit déjeuner. Je poste mon article racontant la journée d'hier avant de partir pour une belle journée de treking. Notre guide, un collègue de travail de Nico qui bosse dans la même ONG que lui, et un ami à lui arrivent et on décolle, notre guide meneur avec sa machette à la main, très authentique, vers 8h30.

La première partie est sur le plat et en descente jusqu'à un point de vue sympa sur la vallée voisine. Il y a des tas, comme hier de branches un peu avec des piques, comme hier sur la route pour aller vers les cascades de Bousra. On apprend grâce au guide que c'est la partie aérienne du manioc qui est stocké ainsi en tas jusqu'à la saison des pluies où ils recoupent des morceaux de tiges qu'ils enterrent pour redonner la nouvelle plante.

20160206155625658

Après une bonne descente et un peu moins d'une heure de marche, on arrive à une première rivière où un jeune stationné dans une cabane attend pour prendre un droit de passage de 1000 riels. Le pont est en bois et on passe un après l'autre. Il est maintenu par des sangles dans un arbre, suspendu.

20160206155823411

Vient ensuite une bonne montée bien raide, ce sera la plus difficile de la journée, avec dans les 150m de dénivelée en une dizaine de minutes : ça pique un peu mais ensuite on suit la crête d'une colline alors c'est plus graduel et un peu moins fatiguant, et puis c'est bien ombragé dans cette jungle.

20160206160049268

On passe ensuite par divers paysages sur le dessus de ces collines, un peu comme des hauts plateaux, avec des zones de steppe et de vraies forêts de bambous.

20160206160203714

Une dernière descente et on arrive à la cascade. Elle n'est pas très haute mais est composée d'un magnifique bassin - "gourg" pour les lozériens de souche - où l'on peut se baigner.

20160206160336120

On pose nos affaires et les deux compères cambodgiens eux attaquent de nous confectionner des verres dans des grosses tiges de bambou vertes. Ils m'empruntent mon opinel de camping pour compléter le travail de la machette plus grossier.

20160206160426140

Pendant ce temps Johan va tester l'eau. Moi je prends quelques photos et regarde les collègues travailler sur leurs bambous. J'irai moi aussi tester l'eau un peu plus tard, m'y trempant jusqu'à la poitrine mais pas au delà, tandis qu'un groupe de trek arrive à une petite dizaine avec leurs guides.

Les nôtres ont préparé du feu et on fait réchauffer du gras de porc et mettent des côtes à cuire. Je sors tout ce que j'avais acheté la veille au marché : la salade de soja et concombres pimentée, ma caille grillée avec des gésiers, et plus tard le gâteau, la mangue et le tamarin que je fais goûter à presque tout le groupe - dont beaucoup de français - qui nous a rejoint. Johan non plus ne connaissait pas et se régale.

20160206160501181

Les guides coupent la viande, ont apportée une sauce au piment et fruit de la passion, du riz et le vin de riz. Ils nous le servent dans nos verres de bambou et on trinque souvent en criant "tchol muoy", littéralement tape-moi en une, du fait de cogner les verres. Ils nous expliquent qu'ils diluent l'alcool de riz en rajoutant des plantes médicinales ce qui fait tomber le taux d'alcool autour de 30°. C'est spécial au goût mais ça me rappelle celui goûté au Laos.

20160206160556601

On mange presque pendant une heure, à un rythme cambodgien, tranquille, un peu à chaque fois, dégustant à chaque bouchée cette nourriture très goûteuse. Les guides de l'autre groupe cuisinent des légumes dans les fûts de deux bambous, posés contre le feu. Ils nous en servent un peu pour goûter quand c'est cuit. C'est assez épicé mais très bon.

On repart tous ensemble vers 13h et rejoignons une nouvelle cascade, haute et magnifique, riche en orgues basaltiques comme à la cascade du Déroc sur l'Aubrac. On fait des photos et profitons de la petite brise humides qui s'échappe de la chute. Nous restons une dizaine de minutes.

20160206160650171

20160206160728146

Nous reprenons la marche pour rejoindre une nouvelle cascade où coule un filet, comme une douche, au dessus d'un cascade en quart de cercle que nous longeons pour rejoindre une petite grotte pour s'asseoir. Le tout est entouré de bambous de plusieurs décamètres tous enchevêtrés créant une ombre dense.

20160206160902148

On repart un peu avant le groupe et continuons à un bon rythme sur du plat principalement. On passe à travers quelques zones déforestées dont une où, après avoir pratiqué le brûlis, ils ont planté du manioc, les anciens troncs toujours allongés au milieu. D'ici on peut voir l'endroit où nous trouvions ce matin quand il nous a expliqué la culture du manioc. On prend ensuite une belle descente de la colline au milieu des bambous qui semblait récente.

20160206160952183

On arrive à la rivière que l'on traverse à guet, marchant pieds nus un peu plu loin jusqu'à des huttes où les gens s'installent normalement pour regarder les éléphants se laver. Il y a des gamins qui se baignent dans les petits rapides de cette cascade.

20160206161231143

On se repose un peu et remettons nos chaussures pour entamer une longue et harassante montée vers le plateau où siège le village de Nicolas et Sinet, Putang.

On suit la trace des éléphants qui ont laissé quelques sentinelles, d'un fort beau gabarit, sur la piste. Il fait chaud maintenant et le vent est absent dans cette vallée encaissée. Je vois un éléphant en train de se restaurer dans une jachère à flanc de montagne. On fait quelques pauses pendant cette ascension difficile et longue jusque sur le plateau. On voit maintenant le village au loin et le vent est revenu. Nous terminons par la grande piste rouge qui arrive jusqu'à devant chez Nicolas.

20160206161402990

Arrivés à 16h après 5h de marche et une bonne quinzaine de kilomètres, on invite tout le monde à se poser pour boire une bière sur la terrasse, dégustant de frais fruits de la passion pour mieux se réhydrater. Sinet a aussi fait chauffer dans des braises des morceaux de viande de sanglier cambodgien salé et séché, c'est vraiment pas mauvais et ça accompagne bien la bière.

Il y a une petite odeur de gasoil dans l'air que je n'avais pas senti avant. Nico m'explique que c'est un préparation à base de diesel et de cire de bougie que Sinet a utilisé pour passer sur la terrasse en bois exotique pour la cirer, faute de pouvoir se procurer de l'essence de térébenthine. C'était une des missions de leur journée de repos, ça, le ménage - se débarrasser de la poussière rouge omniprésente, déplacée par le vent fort en ce moment - et récupérer le 4x4 qui était en réparation et qu'ils amènent au contrôle technique lundi à Kompong Cham.

Tout le petit monde reste jusqu'à 17h, l'heure où je salue mon guide et son ami après l'avoir réglé et Johan à qui je souhaite une bonne fin de voyage et un bon retour en France. Je profite du calme pour entamer la rédaction de mon post racontant cette aventureuse journée tandis que Sinet et Nicolas préparent leur sorbet aux fruits de la passion et mangue.

Un peu plus tard je monte sur la colline afin de photographier le coucher de soleil, joli ce soir, mais avec peu de nuages, donc un peu moins spectaculaire qu'hier soir.

20160206161541745

Je fais quand même de jolies photos utilisant les divers éléments autour de moi pour donner un peu plus de vie à mes clichés.

20160206161740277

Je continue ensuite la rédaction de mon blog. Nico me dit qu'ils m'ont réservé une place dans un minibus demain matin à 8h à destination de Banlung. Je m'arrête d'écrire vers 19h

Je vais me changer et remets des manches longues car il fait frisquet ce soir, 18°C avec un vent toujours fort qui amplifie l'impression de fraîcheur. Ça sent bon dans la cuisine. Sinet à préparé un plat familial - sa famille vers Kratie sont des cultivateurs et font beaucoup de légumes - des aubergines d'abord grillées au four puis cuisinées à la poêle avec de l'ail, du porc, des oignons et de la ciboulette, servi avec du riz, vraiment succulent.

2016020815231564

On part se coucher très tôt, vers 21h30, car demain je dois être pour 8h à mon bus pour Banlung.

07 février 2016

Adieu Mondolkiri, bonjour Rattanakkiri : Banlung et le lac Yeak Loam

Dimanche 7 Février :
Lever 6h45. Je file à la douche avec ma bouilloire et vais ensuite préparer mon sac. Je rejoins Nico pour le petit déjeuner. Sinet se lève pour me dire au revoir. Je la remercie encore pour leur accueil chaleureux et nous partons assez tôt pour la ville.

On reste un petit moment près de l'ancienne piste d'atterrissage et du rond-point des deux buffles, qui n'en sont pas m'explique Nico. Ce sont en fait des vaches sauvages qu'il y avait avant dans la région et qui furent observées une seule fois par un biologiste français dans les années 60. Il semblerait qu'elle soit maintenant que mythique puisqu'elle aurait totalement disparue.

Le minibus Ford Transit aménagé arrive enfin, presqu'une demi-heure en retard, je salue Nico et le remercie encore puis m'installe. On passe prendre d'autres gens des guesthouses puis dans les villages environnants. Nous voilà partis sur la nouvelle route de Sen Monorom à Banlung, assez vallonnée et en descente vers la plaine. Le minibus semble avoir des problèmes de surchauffe et on s'arrête à plusieurs reprises pour le faire refroidir.

Après un arrêt bouffe où je prends seulement un café glacé on entame enfin les derniers kilomètres sur la plaine où la forêt a été remplacée par des kilomètres carrés de palmiers à huile. On arrive enfin à destination vers 12h15. Je prends la direction du petit lac pour trouver la Prak Dara guesthouse.

20160208152359380

Quand je la trouve enfin on me montre une chambre simple avec ventilateur et eau froide à 6$ la nuit. Le reste de l'édifice sera complet demain pour le nouvel an chinois, réservé entier par une famille. Je pose mon gros sac et réserve tout de suite mon scooter pour demain et mon bus pour Stung Treng mardi.

Je repars seulement avec le petit sac et m'arrête à côté pour manger. Je commande un fried rice et on m'offre une petite bouteille d'eau fraîche en prime. Le riz est un des meilleurs que j'ai mangé au Cambodge, avec plein de légumes frais, de l'ail, du gingembre et du boeuf.

Je demande au jeune s'il connaît un endroit où je peux louer un vélo. Il m'envoie à côté, à l'hôtel de sa soeur mais eux non plus n'en ont pas. Je pars donc à pied vers le centre ville où beaucoup de boutiques sont fermées, réveillon du nouvel an chinois oblige. Je fais un petit tour à travers le marché déjà plus calme à cette heure chaude - les 500m d'altitude de différence se font ressentir, ce n'est plus l'air vivifiant du Mondulkiri mais une chaleur de nouveau écrasante - et fais le tour du quartier demandant de temps en temps au gens s'ils savent où louer un vélo.

Je finis par trouver des gens qui étaient avec moi dans le bus et nous nous dirigeons ensemble vers une petite officine qui vend des tours et loue scooters et vélos. Ils ne sont pas de toute première jeunesse mais ça fera pour cet après midi. C'est un vélo de ville avec 6 vitesses mais un plateau assez gros, du coup les montées sont raides même si le dénivelé est faible.

20160208152537937

Heureusement le lac volcanique de cratère aux eaux claires Yeak Loam n'est qu'à 5km. Avant d'y arriver je rencontre un jeune couple de français qui étaient dans la même guesthouse que moi à Kompong Cham. Je paye les 2$ de droits d'entrée et arrive face au premier ponton où attendent bien sagement des gilets de sauvetage pour les gens qui voudraient faire trempette - à pas plus de 10m des pontons, c'est la règle - dans ce lac de 800m de diamètre, presque parfaitement rond, dont la profondeur culminerait à 50m.

20160208152727459

Une fois passées les premières échoppes où j'achète un jus de canne à sucre et un bambou rempli de riz gluant, j'entame de me balader autour du lac par la jolie piste au milieu des bambous.

20160208153016600

Le tour fait presque trois kilomètres et je le fais à un rythme tranquille attendant d'avoir passé un peu plus de la moitié pour enfin rencontrer quelqu'un et faire ma pause goûter, assis sur un tronc d'arbre.

20160208152822485

Le soleil commence à descendre et je joue avec les ombres et la lumière à travers les végétaux le long du lac pour faire de jolis clichés. Je retrouve mes deux français assis près de la berge, à une cinquantaine de mètres de la fin du tour.

2016020815275879

Je vais prendre quelques photos près du premier ponton, rencontre des polonais qui m'interpellent, en vacance en scooter depuis Hanoï au Vietnam. Je reviens ensuite sur mes pas et squatte l'endroit laissé par les français.

Je reste là un moment m'essayant à plusieurs réglages sur le soleil couchant et même à la macro sur une fourmi rouge dont j'ai envahi l'espace.

20160208153137869

Quand le soleil finit par disparaître bien avant l'horizon dans des nuages épais, je lève le camp, fais quelques dernières photos près du ponton, puis reprends la route.

20160208153210866

J'arrive vers 18h chez ma loueuse qui semble absente. Un voisin me dit d'appeler le restaurant indien l'Everest qui me dit de le rejoindre. Je lui laisse le vélo et m'installe à sa table pour déguster un succulent lassi à la mangue que je conseille fortement aux nouveaux clients qui viennent de s'installer, en partant.

Je remonte vers le marché décidé à mettre à mon menu de ce soir les savoureux criquets que j'ai aperçu tout à l'heure. Je retrouve mes polonais qui me demandent si je vais goûter à ça. Je prends pour goûter des criquets ainsi que des grenouilles et du riz. J'achète ensuite dans un autre boutique un petit régime de bananes naines et reprends le chemin de la guesthouse.

20160208152501123

Je fais une partie du chemin dans le noir, le tour du lac n'étant pas éclairé partout. Je retrouve le restaurant de tout à l'heure, le Thy Ath, où je m'installe et demande si je peux leur emprunter une assiette pour manger ce que j'ai acheté au marché du moment que je consomme à boire.

Pas de problème, je me prépare mon assiette et commande une bière brune ABC produite ici au Cambodge. Je fais une petite vidéo pour envoyer sur facebook montrant ma première dégustation de criquets mais n'arrive pas à la charger.

Je déguste donc les criquets et mes grenouilles, consommées entières ici, avec mon riz. Le goût est assez proche de la noisette, comme beaucoup d'insectes, mais il y a une petite subtilité dans le goût, difficile à décrire, mais en tous cas agréable.

201602081534392

J'en profite d'être bien installé pour rédiger mon blog et boire une autre bière, une Angkor blonde. Je repars peu après 21h et rejoins ma Guesthouse juste à côté. Il faut que j'essaie à nouveau de mettre cette vidéo en ligne mais j'ai l'impression qu'au rez-de-chaussée dans ma chambre ça ne marche pas. Je montrerai à l'accueil pour le faire.

Cette journée m'a un peu cassé, je pense que je vais aller me coucher tôt. Au moins ce soir la température à baissé et je n'aurai même pas besoin du ventilateur cette nuit.

08 février 2016

Environs de Banlung : belles amitiés près d'une cascade et dégustation de poussière

Lundi 8 Février :
J'émerge vers 7h45 et prends ma douche froide. Je vais ensuite voir si mon scooter est prêt à l'accueil. Il est automatique finalement mais dans quel état? Un des pires depuis le début de mon voyage. Je ferai avec! Je prends la direction du marché comme première étape.

20160208153509546

Je fais le tour des étals essayant de découvrir de nouvelles senteurs et de nouveaux produits tout en croquant quelques instants de vie avec mon appareil photo.

20160208153549901

20160208153629235

Je m'installe vers 9h30 avec des locaux pour déjeuner à un étal de cuisine khmère.

20160208153656840

Je prends un café glacé et un plat de nouilles courtes sautées que je mange avec les baguettes. Je me régale bien et avale quelques bananes naines pour compléter ce petit déjeuner.

20160208153714458

Je reprends ensuite la route pour essayer de trouver l'embranchement vers les chutes de Cha Ong. Comme à mon habitude je loupe l'embranchement et fait une dizaine de kilomètres de trop. Sur le retour une autochtone m'arrête pour que je la prenne en stop. Je l'embarque et entame la route dans l'autre sens. Malheureusement pour elle mon vieux croûton de scooter peine à monter les côtes et nous évoluons à une vitesse très réduite. Tellement réduite que je pense arriver à cours d'essence.

Je m'arrête faire le plein et rajouter deux litres d'essence dans une station improvisée. Mon scooter s'est désamorcé et ne veut plus démarrer du coup ma passagère retourne lever le pouce sur le bord de la route. Tandis que j'essaie de trouver le numéro de ma guesthouse avec la 3G sur mon portable un jeune vient voir le scooter et fini par arriver à le redémarrer. Je le remercie et reprends ma route. Je reprends mon auto-stoppeuse qui n'a pas trouvé de chauffeur et la rapproche de l'embranchement qui va au chutes de Ka Tieng et de Ka Chang.

Après quelques kilomètres de piste poussiéreuse je trouve le croisement qui mène à Ka Tieng. Je paye les droits d'entrée puis gare mon véhicule. Dans les arbres près de la cascade, des gamins sont dans les arbres et y évoluent, comme des singes, en sautant par les lianes de branche à branche.

20160208153825894

Une fois près de la cascade, qui a finalement pas mal de débit malgré la saison sèche, je prends une paire de photos et, voulant changer d'angle, j'entends que des jeunes m'interpellent.

20160208154150744

Trois jeunes couples et leurs enfants en pique-nique de fête - Nouvel An Chinois - m'invitent à s'asseoir avec eux, me donnent une bière et des choses à grignoter et on essaye de communiquer, comme on peut. Ils ne parlent que très peu anglais et je suis un peu gêné d'être leur hôte sans pouvoir les remercier comme il le faudrait si je connaissais un peu mieux leur langue.

20160208154014294

Je prends des photos de leurs enfants et prends leur numéro de téléphone - leurs e-mails sont en khmer - pour essayer de leur envoyer plus tard les clichés. J'essaie de ne pas suivre le même rythme qu'eux car les Cambodia tombent rapidement. Je leur explique que je dois conduire après mais j'accepte quand même une deuxième bière. Beaucoup de "tchol muoy", de "à la tienne!" pendant cette bonne heure et demie que je suis resté avec eux, c'est dans la tradition : ne pas refuser et trinquer souvent.

20160208154123270

Peu de temps après avoir fait une photo de groupe, je les quitte avec un peu baume au coeur, les remerciant en m'inclinant tant que je peux. Je retourne à mon scooter et repars dans l'autre sens pour aller à la cascade de Ka Chang.

20160208154230339

Ce n'est pas très loin de l'embranchement. Cette cascade est un peu différente, presque aussi haute et un peu plus large avec une chute principale assez bien fournie et un beau gourg au pied.

20160208154351716

Le petit plus de celle-ci réside dans un pont en bois suspendu en face de la cascade qui balance de droite à gauche et rebondit même sous les pas des enfants. Ça rajoute du charme à l'ensemble, avec un petit côté Indiana Jones. Je reste une vingtaine de minutes et rebrousse chemin jusqu'à la route. La piste qui va à Cha Ong se trouve juste en face. Encore un peu plus de poussière que je respire et qui recouvre mes vêtements et mon sac.

2016020815431786

J'arrive enfin à Cha Ong après avoir traversé le village du même nom. Il semble qu'ici le temps se soit arrêté il y a plusieurs décennies : animaux qui traversent la piste, femmes qui s'affairent au puis pour remonter l'eau pour leur toilette, enfants souvent nus et crasseux dont certains me crient "hello" en me voyant passer.

La cascade ressemble un peu à celle que j'avais vu en pleine jungle dans le Mondulkiri : une belle coulée de lave semi-circulaire avec des orgues basaltiques en dessous et une bonne chute, semblable à une douche, en son milieu.

20160208154500654

Les visiteurs ont gravé à sa base, sur les orgues, leurs noms lors de leur passage. Je prends quelques photos et ramasse quelques détritus près de la zone d'observation et les jette dans une poubelle plus haut.

20160208154532353

Je retourne vers la ville et m'arrête en chemin à la pagode de Phnom Sway que j'avais aperçu depuis le bus quand je suis arrivé la veille. Elle est joliment décorée et entourée de mausolées tous plus beaux les uns que les autres. Je continue sur une piste pour rejoindre un Bouddha couché un peu plus haut sur la colline, au milieu de la campagne.

Il est pas très grand, une dizaine de mètres, mais est sobrement doré. Au dessus, à l'intérieur, sous les pans de toit, sont peintes des fresques de la vie de Bouddha, quelques unes un peu décrépies mais on y reconnaît bien les étapes de l'histoire du dieu.

20160208154600428

Derrière je m'intéresse un instant à des jolies fleurs provenant des arbres qui entourent le temple. Des branches épineuses en descendent et sont couvertes de fleurs très odorantes et complexes. On peut aussi voir des fruits, semblables à de gros melons à la peau brun verdâtre.

20160208154654245

Un peu plus tard les enfants qui me courraient après depuis un petit moment m'offrent des poignées de ces mêmes fleurs. Je les accepte et m'en sers comme offrande sur le petit autel à côté de l'arbre, priant quelques instants. Je prends ensuite quelques photos des bambins et m'en retourne à mon scooter.

20160208154738624

Profitant de mon retour en centre-ville je m'arrête dans une banque pour me renseigner sur le taux de change entre l'Euro et le Dollar. Il est remonté à 1,10 ce qui est déjà 4 points de mieux qu'au début de mon voyage. Malheureusement je n'ai pas mon passeport sur moi - je l'ai laissé à la guesthouse pour la location du scooter - du coup je fais un saut à ma guesthouse, prends en même temps le reste de mes euros, et retourne à la banque avec mon passeport.

Une fois fait le change, je reprends la route. Je voudrais essayer de trouver une autre cascade, plus lointaine, une trentaine de kilomètres au sud de Banlung, mais je n'arrive pas à savoir quelles pistes prendre si bien qu'après avoir traversé et des pépinières de jeunes plants, et des plantations d'hévéas, je me retrouve sur le même chemin de ce matin. Je fais demi-tour et décide d'en rester là pour la journée, mes poumons, mon nez et mes yeux ayant eu assez de poussière pour la journée.

20160208154803369

Je décide d'aller passer un instant à L'Everest, le restaurant indien où j'avais rendu mon vélo hier soir. Je m'installe tranquillement et commande un délicieux Mango Lassi ainsi qu'un thé Massala, thé indien à la cardamome. Je discute un peu avec le frère indien du monsieur d'hier soir qui me prend en photo et salue son frère lorsqu'il arrive.

Le lassi est toujours délicieux avec de la mangue fraîche ultra-mûre et le thé agréable. Je suis bien ici, je profite de ce temps de repos pour écrire ma journée sur mon blog.

Lorsque je repars je me dirige vers le marché, essaye un autre stand d'insectes. Je prends du riz et pour 1500 riels de grillons. Je passe ensuite de l'autre côté du marché où il y a encore quelques stands qui proposent du poisson, c'est ce dont j'ai envie ce soir.

20160208154817659

Pour à peine moins de deux dollars et demi j'ai un magnifique poisson de rivière, assez gros. J'achète aussi des fruits puis je retourne vers ma Guesthouse. Je décide de faire le tour du lac par l'autre côté pour voir un peu comment c'est. Il y a quelques Guesthouses et des petits restos avec pas mal de locaux installés sur des nattes près du lac.

Je retourne au Thy Ath comme hier soir et demande à nouveau si je peux emprunter une assiette et manger ici si je commande à boire. Toujours pas de problème. Je dispose ma nourriture sur l'assiette et commence par les grillons pour accompagner ma bière. C'est une très bonne surprise : c'est légèrement sucré et je les préfère même aux criquets d'hier soir.

2016020815483026

Le poisson est délicieux et copieux pour l'argent qu'il m'a coûté. Mes papilles sont en exergue, heureuses de découvrir de nouvelles saveurs. Je finis ma bière tranquillement, laisse un pourboire de quasiment le prix de ma bière, mais le leur donne avec grand plaisir vu la gentillesse du personnel à mon égard ces deux jours.

Je rends mon scooter à ma Guesthouse vers 20h15. Je vais finir de copier mes photos puis irais dans le lobby pour avoir internet et en poster quelques unes.

J'irai me coucher tôt car mon bus pour Stung Treng est à 7h demain matin et je devrais me lever tôt pour libérer ma chambre à l'aube.

09 février 2016

Stung Treng une étape au calme et à pied

Mardi 9 Février :
Lever à l'aube pour me préparer pour mon bus direction Stung Treng. Le minibus passe me prendre à 7h00 devant la guesthouse et, comme à Sen Monorom, s'en va chercher d'autres gens dans les alentours. On décolle après 7h30 et on file à toute allure sur cette route en assez bon état. Je continue un peu ma nuit le long du trajet entre quelques coups de klaxon.

On fait une pause de 45 minutes pour que les gens puissent manger dans une cantine dans un bled. Je prends un curry de poulet à la citronnelle avec du riz et un café. Je me rends compte qu'en repartant on était seulement à 12 km de ma destination. J'y arrive donc un peu après 10h.

On nous dépose à la station de bus près du Tonlé San. Je discute un moment avec un français qui loge dans un resort de l'autre côté de la rive. Je finis par prendre une chambre dans la guesthouse qui a ce café où je discutais avec lui. 10$ avec ventilateur et eau chaude. Je leur demande ensuite s'ils savent où je peux louer un scooter les leurs étant déjà tous loués.

Je fais le tour demandant aux différentes guesthouses mais il n'y en a nulle part. C'est le nouvel an chinois et beaucoup de choses sont fermées, y compris xplore-asia, un tour opérator qui loue normalement des motos. 

20160212032258719

Je vais me balader le long de la rive du fleuve essayant de trouver un endroit où une co-gérance d'associations suisses et françaises s'occupent de former des jeunes déshérités aux métiers de l'hotelerie et de la restauration. Ils ont une guesthouse avec quatre chambres et un restaurant d'application et on peut normalement y manger et participer pour leur apprendre l'anglais et l'informatique.

20160212031835378

Lorsque je la trouve enfin je peux lire un écriteau en français expliquant que la structure a définitivement cessé son activité ici et a transféré ses compétences dans une guesthouse du même nom à Kratie. Tan pis pour moi, il faudra que je trouve autre chose à faire.

Quand je demande au Riverside Guesthouse s'ils ont des vélos, je rencontre un groupe d'auvergnats en voyage moto organisé. Ils font une boucle de 7 jours de Phnom Penh à Siem Reap avec une incursion au Laos. Ils ont ensuite prévu une petite semaine de repos sur Hanoï avant de rentrer en France.

Je repasse par la guesthouse et me pose pour manger en terrasse. Je prends un boeuf au légumes avec du riz et un fruit shake. C'est bien bon et je reprends des forces pour la suite. Je vais ensuite faire un tour au marché et demande dans d'autres endroits et pour les scooters et pour les vélos mais il n'y a plus rien, nouvel an oblige.

20160212032752608

Je me résigne donc à rejoindre l'autre rive à pied en passant par le pont moderne. Après cette partie par la route de 4 km, je descends dans la forêt et emprunte des pistes jusqu'à un village. Il fait très chaud maintenant et je fais des pauses dès que j'arrive à trouver un arbre assez épais pour prodiguer une ombre consistante. Ces quatre autres kilomètres dans la steppe étaient fun malgré la chaleur.

20160212033041468

Parmi les premières maisons du village se trouve un genre de café où des jeunes boivent de la bière et mangent divers mets locaux, en profitant de ce jour férié. Ils m'appellent et m'invitent à se joindre à eux. On me donne une bière et à manger. Un peu comme hier je suis le roi. Ils ne parlent eux aussi que très peu d'anglais alors on parle avec les gestes comme on peut.

20160212033336990

Je reste là une bonne heure, à l'ombre, refusant poliment une deuxième bière qui pourrait bien être mortelle sous cette fournaise. Je les remercie et continue un peu plus loin dans le village jusqu'au débarcadère qui ne sert plus aujourd'hui puisqu'il y a le pont. Une dame fait sa lessive et deux hommes pêchent directement dans l'eau. Je remonte et retrouve un monsieur qui parle bien anglais et qui m'avait demandé un peu plus tôt si j'avais besoin d'aide.

Il m'accompagne à nouveau au débarcadère et négocie pour moi la traversée du fleuve avec un des pêcheurs. Je tombe à trois dollars ce qui me semble juste étant donné que la solution numéro deux est de refaire les huit kilomètres à pied dans l'autre sens.

20160212033423988

Une fois de l'autre côté je n'ai plus qu'à remonter la rive pour retrouver ma guesthouse. J'achète du jus de canne à sucre à un petit stand. Elle les a de prêts dans des bouteilles d'un demi-litre pour seulement 3000 riels. Je me pose en terrasse et vais me chercher un verre avec de la glace pour déguster mon jus.

Je rédige mon blog et discute un peu avec un américain qui voyage avec une petite Honda 100 cc. Il cherche une chambre dans une guesthouse pas trop chère. Je lui conseille la Riverside Guesthouse, juste à côté mais ils sont complets. Il en prend finalement une dans la même que moi pour 10$, le reste de l'offre étant faible ici.

Au final je reste attablé tranquillement, essayant de préparer un peu la suite du voyage, regardant un peu les hôtels sur Kratie et Phnom Penh, et les centres d'intérêts du coin.

Vers 19h30 je me décide à bouger de ma chaise pour aller me chercher à manger dans les petites échoppes au bord du fleuve. Je prends d'abord une noix de coco que je sirote en continuant le long du Tonlé San. Je m'arrête ensuite à un stand de brochettes de saucisses cambodgiennes. Ils font aussi le salade de papaye verte au pilon, comme en Thaïlande. Je prends deux brochettes et une barquette de cette magnifique salade préparée sous mes yeux.

20160212033631786

Je retourne à la terrasse de ma Guesthouse, reprends ma place laissée libre et commande une assiette de riz que le jeune de l'accueil m'offre. C'est super sympa de sa part. Je déguste le contenu de ma belle assiette avec délectation tout en buvant du thé glacé.

Je remonte à ma chambre vers 21h et termine mon article du blog. Je vais me coucher très tôt car cette fois le bus est à 6h45 du matin.

10 février 2016

Kratie : île de Koh Trong à vélo et un lozérien peut de nouveau en cacher un autre

Mercredi 10 Février :

Lever 5h55,  j'espère que ce sera pour la dernière fois de mon voyage aussi tôt. Je me douche et j'ai à peine le temps de prendre mon sac qu'on me dirige déjà vers le bus Sorya qui attend un peu plu loin. Je vais vite fait en face dans une petite échoppe pour acheter de quoi prendre le petit déjeuner : deux beignets, un ban bao porc et oignons et un bâton de bambou au riz gluant.

Le bus ne part que vers 7h15 finalement, du coup j'ai le temps de grignoter. Je regarde ensuite un film histoire de passer le temps. Vers 9h on fait une petite pause pipi dans un resto au bord de la route. Je prends juste un café glacé et remonte dans le bus.

On arrive à Kratie peu de temps après. Je traîne un moment avec un américain rencontré plus tôt qui recherche une guesthouse marquée dans le Lonely Planet, la Balconny guesthouse, mais on apprend qu'elle a fermé il y a peu. Je trouve pour ma part "le Tonlé", la guesthouse / restaurant d'application / école qui vient d'être tranférée ici (celle que je recherchais à Stung Treng). J'y réserve pour demain soir car c'est déjà complet ce soir.

On revient vers l'arrêt de bus et on trouve la Star Guesthouse près du marché. Les deux dernières chambres disponibles sont plutôt fanées mais ça fera l'affaire pour 6$ la nuit. Je me pose un peu avec le ventilateur en route pour me rafraîchir de cette longue marche sur les quais.

Je repars vers 11h pour visiter un peu le marché tout proche. J'y découvre encore de nouveaux produits et me régale à errer dans les allées. Je m'arrête à un stand pour acheter des petites palourdes que je n'avais pas encore goûtées. Un peu plus loin, dans un stand en face du restaurant de la guesthouse, je prends une brochette de petits poissons en friture.

20160212033745260

 

Je m'installe en terrasse de ma guesthouse et commande du riz. Je me prépare ma petite assiette et goûte à ces petites palourdes. Il faut les lécher d'abord car elles sont préparées avec des épices et de l'ail puis les coincer entre les dents pour les ouvrir et déguster le fruit de mer qui s'y cache. C'est très bon et ça fait penser un peu à la telline dans le midi de la  France.

20160212033901576

Je reste là un bon moment puis repasse à ma chambre et vais ensuite demander un vélo pour cet après-midi. Le patron, un espagnol me le fait venir et j'ataque de me diriger vers l'embarcadère des petites pirogues à moteur qui traversent le Mékong jusqu'à l'île de Koh Trong.

20160212033941267

La traversée est rapide. On débarque sur une grande plage de sable de plusieurs dizaines de mètres parsemée de planches pour mieux rouler en scooter et en vélo.

20160212035138752

Une fois sur la terre ferme une étroite route bétonnée fait en partie le tour de l'île. Il est donc facile de circuler sur cette île, bien arborée autour, et cultivée à l'intérieur avec beaucoup de jardins communautaires et du mais. J'arrive au bout de l'île après avoir fait un peu de piste et retrouve une piste plus large après avoir passé une pagode.

20160212035259638

J'aurai fait le tour de l'île en un peu moins d'une heure et quart. Je visite le temple principal en face de l'embarcadère.

201602120356220

Je fais une pause coconut juste en face chez une petite dame. Elle les conserve dans une glacière au frais du coup leur jus est lui aussi bien frais. Des gamins viennent se faire préparer un chocolat au lait avec des bonbons gélatineux et plein de glace, la petite douceur que s'offrent les petits cambodgiens. Je mange la chair de ma noix de coco puis retourne à la plage pour prendre mon bateau de retour.

20160212035730609

Une fois de retour en ville je prends la direction du sud et essaye de rejoindre le Wat Roka Kandal. J'emprunte une piste au milieu d'une portion de village avec des maisons khmères traditionnelles sur pilotis. Je trouve le Wat un peu plus loin mais il est fermé.

20160212040005700

Je continue sur ce chemin agréable à vélo et m'arrête dans quelques spots avec vue sur le Mékong pour prendre quelques photos du soleil couchant.

       20160212035912719    20160212040153251

Je retourne vers la ville et me pose à plusieurs autres endroits pour prendre de nouveaux clichés. Je finis par regarder le soleil plonger rouge dans la brume à l'horizon près du port, assis sur le mur.

20160212035832563

Je rends ensuite mon vélo et récupère ma tablette pour me poser en terrasse avec un bon jus de citron frais.

2016021204024389

Je retrouve un jeune couple de français avec qui je discute un peu. J'aprrends après quelques minute que le jeune, Denis, est un mendois, parti en tour du monde sur six mois avec sa copine Audrey. Je suis le deuxième lozérien qu'il rencontre depuis leurs quatre mois de voyage en Asie.

20160212040428492

Ils m'invitent à leur table et on parle de voyages et de la Lozère. On prend une photo souvenir et je finis par commander à manger un plat de porc sauté aux légumes avec du miel et des graines de sésame, servi avec du riz, très bon. Je me fais pêter un verre de rouge chilien et un mango shake pour faire glisser tout ça.

20160212040402128

Ils partent se coucher car ils sont vannés et moi je me mets à la rédaction de mon blog. Je finis vers 22h15, paye ma note puis monte me coucher aussi pour rattraper un peu de sommeil.

11 février 2016

Trip en scooter autour de Kratie le long du Mékong

Jeudi 11 février :
Lever un peu avant 8h pour réservé au plus tôt mon scooter. Ce sera finalement un automatique, il n'y a plus de manuel. Je récupère ma lessive et vais ensuite me chercher une mangue au marché et un Ban bao. Je m'installe avec l'Américain pour déjeuner. Je commande un shake à l'ananas et un thé.

Je remonte ensuite me doucher et me lance à l'aventure vers 9h sur les rive est du Mékong. Sur ce côté c'est une route goudronnée. Mon premier arrêt est dans une pagode sur la droite de la route. Elle n'est pas indiquée sur le plan mais est jolie. Je rentre dans le temple et rencontre de jeunes moinillons souriants. L'intérieur possède plusieurs Bouddhas et des fresques racontant sa vie.

20160212040506296

Je continue pour rejoindre le temple montagne de Sambok. Un grand escalier amène à un premier niveau. Sur la droite, parallèles à l'escalier et jusqu'en haut de la montagne, sont disposées des statues de moines bouddhistes alignés et précédés par le Bouddha lui-même. 

20160212040643616

Au premier niveau il y a un petit temple avec des fresques représentant l'enfer en bas et l'état de nirvana au dessus. Les scènes qui sont peintes évoquant l'enfer sont plutôt crues : des hommes brûlant dans les flammes de l'enfer car alcoolisés (bière écrit sur une fiole), les pécheurs de la luxure sanglants sur un arbre à épines.

20160212040724476

Au deuxième niveau on peut faire le tour de la montagne et découvrir plusieurs statues à l'effigie de Bouddha disposées agréablement dans la végétation. On peut ensuite monter jusqu'au temple le plus haut par un escalier à nouveau bordé de moines.

20160212040751475

La vue d'en haut est belle, on voit bien les rives du Mékong. Je reste une petite demi-heure pour découvrir l'endroit puis retourne à mon scooter. Je poursuis ma route jusqu'à une aire de pique-nique flottante. Dans des huttes sur l'eau les locaux viennent pique-niquer et s'installent sur des hamacs tandis que les enfants de baignent avec des bouées en chambres à air.

   20160212040951638    20160212041018142

Je prends un jus de canne à sucre et des galettes de poisson que je n'avais jamais essayées. Je continue pour rejoindre la ville de Sambor où il y a une belle pagode. Je me pose pour manger dans un restaurant en face et prends un plat de sardines à la sauce soja servi avec du riz et de la mangue demi-mûre. Tout est vraiment très bon et je fais glisser ça avec du bon thé glacé.

   20160212041106356    20160212041124564

Je rencontre le guide qui parle français que j'avais vu sur l'île de Koh Trong hier après-midi. Il est aujourd'hui avec un couple d'allemands et leurs trois garçons. Je traverse la rue et visite la pagode aux cents colonnes. 

20160212041147339

J'assiste à une scène particulière, comme une prévision du futur. Un religieux présente un carnet de paroles saintes écrites sur des feuilles de bambou. Elle pose le livret sur sa tête et pique une baguette, à l'aveugle, pour choisir une page. Le religieux lit la page en question. La barrière de la langue ne m'a pas permis d'en savoir plus.

20160212041206680

Je rejoins ensuite l'embarcadère et charge mon scooter dans un bateau déjà bien rempli. On attend qu'il soit tellement plein qu'il ait du mal à se décrocher de la rive et on file droit vers l'île de Rongnieu. Moi qui pensait traverser sur l'autre rive du Mékong, me voila dans de beaux draps.

2016021204123838

Tout le monde débarque et un monsieur monte sur le bateau avec son buffle. Je pensais déjà être obligé de faire le chemin dans l'autre sens mais par chance le gars doit aller sur l'autre rive. On est donc les deux seuls passagers de la grande barque. 

20160212041259967

On débarque sur une plage pas vraiment prévue pour rouler en scooter. Après avoir fait descendre son buffle et l'avoir attaché près de la rivière, le monsieur m'aide à rejoindre la route en faisant du tout terrain avec mon engin dans le sable.

Me voilà donc sur la rive ouest, sur une piste en terre qui file le long du Mékong, traversant quelques villages où les enfants me crient des "hello" tous les dix mètres. Il y a quelques jolies pagodes dans ces villages et quelques artisans fabricant des pirogues.

20160212041335913

Les points de vue sur le Mékong sont magnifiques avec des zones pleines de petits îlots. 

2016021204141179

Je n'aurai pas l'occasion de voir des dauphins d'eau douce, qui sont peu nombreux, peut-être une quinzaine de spécimens dans cette partie du fleuve.

Encore une fois je mange pas mal de poussière sur cette belle piste qui se transforme en nuage à chaque passage de voiture ou de camion. Il faut faire quelques secondes d'apnée et plier les yeux pour qu'il n'en rentre pas trop dedans. Je fais une pause jus de canne à sucre et finis la piste jusqu'à une barge qui retraverse de l'autre côté. Je nettoie la poussière dans ma bouche avec une boisson à base de thé et monte sur la barge.

20160212041518731

La traversée est très très lente mais je suis de l'autre côté à temps pour m'arrêter prendre quelques clichés d'un nouveau coucher de soleil. J'essaie de le faire depuis de nouveaux endroits.

20160212041631188

Je passe ensuite au Tonlé, ma nouvelle guesthouse / restaurant d'application pour prendre ma chambre et monter mon sac resté l'après midi à l'accueil. La chambre est pas très grande mais la literie de très bonne qualité et tout est en bois dans cette demeure khmère traditionnelle.

20160212041704642

Je pars ensuite rendre mon scooter à mon ancienne guesthouse et récupérer mon passeport. Je retrouve l'américain une rue plus loin et on discute un petit moment. Je suis étonné d'un phénomène : la Lune est en croissant dans le ciel, assez haute et à l'ouest, là où vient de se coucher le soleil : ne se lève t'elle pas à l'Est chez nous?

Je retourne au Tonlé où beaucoup de gens, résidents ou non se sont installés pour manger. Je me pose sur la petite terrasse à l'étage, juste devant ma chambre. Deux françaises y prennent un coktail. Moi je regarde les hôtels sur Phnom Penh et en trouve un qui a l'air pas mal, 30€ pour deux nuits, bien placé par rapport aux lieux d'importance à visiter. Je réserve et commence à rédiger mon blog.

Un peu plu tard, quand la faim commence à se faire sentir, je descends à la terrasse du restaurant qui ne s'est pas vidée pour autant. Je m'installe à une grande table avec des australiens avec qui je discute un peu. 

J'apprends que c'est en kayak qu'il convient le mieux d'essayer d'aller voir les dauphins. C'est comme ça que plusieurs d'entre eux en ont vus ces derniers jours. J'écris mon blog entre deux discussions et commande un jus de fruits de la passion et un amok de poulet. 

Je mange seul car les australiens étaient juste venus boire un coup. On se souhaite mutuellement bon voyage et je déguste un nouvel amok, cuisiné différemment du premier que j'avais goûté mais toujours aussi bon. Je continue de rédiger mon blog et prends un banana shake comme dessert.

Je remonte à ma chambre vers 22h pour poster mon blog, le restaurant ayant déjà fermé. Je suis bien vanné et j'ai les yeux qui piquent entre la fatigue et la poussière. Demain pas de plan précis, ça sera sûrement repos puis bus pour Phnom Penh.